Tous les canetons savent combien Piffuitt est attaché à la vie politique et à ses remarquables figures de proue: entre le boute-en-train roi de Noland et l'affriolant mis en examens (qui les réussit tous à tout coup), la dévoilée Marine à la peine, Bécassine la pas jolie aussi fanée qu'une fleur atomisée par Fukushima, le bé-gaiement cajoleur du bébé Bé-béarnais, le Melenchonia qui annonce la fin du monde et d'autres vermisseaux de moindre acabit...
Une canette pas nette couine à tout va dans les tympans de Piffuitt : il en manque un! Ce serait évidemment un crime de laisse-majesté que Piffuitt ne saurait ni omettre ni commettre. Malgré ses manières lestes, il ne veut léser personne, ni les rois ni les prétendants au trône rance qui effraie notre raie publique. Cette pauvrette s'abîme dans le puits sans fonds des dettes pharaoniques laissées par notre bon Nicolas qui a réchauffé en son sein pendant cinq années un serpent amer.
Mais non! Même si malgré les talonettes son cher époux pousse un peu moins haut la chansonnette, Piffuit a composé pour l'ex-future première Dame de France une chanson dont la hauteur culturelle et la profondeur des sentiments n'échapperont pas au petit père des poulpes de luxe qui règne sur Science Po: "payé comme un américain, vissé dans un fauteuil soviétique", dixit un de ses profs qui lui veut du bien.
Or donc, Piffuitt a composé une chanson louche qui devrait scander la campagne pestilentielle qui prend des airs de retour des saumons de la mer des Sargasses: les mêmes courants marins à la peine, les mêmes poissons pourris, les mêmes Bernard l'ermite qui logent dans les mêmes vieilles lunes, les mêmes loups amers échangent les mêmes invectives et déclenchent les mêmes sempiternelles vendettas...
Marre du buzz! Chanson, l'artiste...
Il est dandy le docte ci-devant Président,
Il est dans des dents de Dante le Président,
Il s’est damné le grand dadais de Président,
Il est dans son enfer du dedans le Président,
Il est dans son envers du dehors le Président.
Il envoie des vents du derrière le Président,
Il va dans le vent mouvant qui le conduit le Président,
Il est dans l’auvent mauvais qui l’éconduit le Président,
Il montre les dents de devant le Président,
Il dévisse devant les dents de la Merkel le Président .
Il dodeline du devant comme du derrière le Président,
Il est coulant comme du sable le Président,
Il débite des promesses entre ses dix doigts, le Président,
Il dit la messe loin du divin, le Président;
Depuis qu’il s’est doté, il radote le Président.
En ce début d’année, les déçus de ce Président
N’ont plus qu’un pâle succédané de Président :
Les dindons se rebiffent Monsieur le Président,
Et les dodus comme les locdus du Président
Feront dodo au lieu d’aller voter pour le Président.
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