Bin Laden, la machine à laver les pensées des incroyants de leurs miasmes délétères, vient de donner une interview dans laquelle il prodigue un certain nombre de reproches aux Américains et aux Occidentaux.
L’un des principaux sujets de blanchiment de ces âmes perdues a malheureusement été occulté par une presse trop pressée de démolir l’icône barbichue des zélotes de Mahmoud: il est pourtant d’une branlante actualité, comme Piffuitt peut en témoigner.
En effet si les femmes, qui suivent les préconisations du livre sacré, sont décemment vêtues pour donner l’occasion inique à leur époux de découvrir leur corps sage sans fioritures, les belles en burqa de Ryad courent les magasins de lingeries fines. Elles dopent ainsi leurs mecs trempés dans les pétrodollars qui doivent faire face à une invasion libidinale épuisante dont ils doivent se repentir cinq fois par jour, en les apostrophant sans dévoiler leurs véritables intentions de femelles tentatrices: "c'est par là, mec!".
A l’inverse, leurs consoeurs occidentales se roulent dans le stupre et la luxure en laissant apparaître quelques morceaux de chair obscène qui renforcent l’imagination galopante de leurs mâles dont chacune sait qu’ils ne sont guère des hommes de bien, surtout quand ils vont à la guerre en Irak ou en Afghanistan. Concupiscents, pâles amants ne pensant qu’à ça et en pouvant peu malgré leurs vantardises devant ces Messaline qui les allument à tout propos, ils sont conduits à des pensées indécentes et à des pratiques réprouvées par les bonnes moeurs ancestrales et tous les clergés du monde. Onan qui mal y pense…
Les femmes américaines ont été mystifiées pendant longtemps pour se conformer à l’idéal ménager de leurs seigneurs et maîtres. Malgré l’ouvrage décapant de Betty Friedan (Piffuit connaît aussi quelques auteures et l’ami Bin aurait pu citer Annah Arendt pour renforcer sa crédibilité de critique littéraire), peu d’entre elles se sont libérées de leurs chaînes ancillaires et rares sont celles qui percent dans le monde du travail. Evidemment, aucune ne fait la tête d’affiche d’une multinationale dont le siège est à Dubaï ou à la Mecque, mais l’Occident doit être un modèle avant de donner des leçons de féminitude aux peuples qu’il a soumis par le glaive et le coca-cola.
Certes, d’ailleurs à part la grande Catherine de Russie ou la reine Elizabeth d’Angleterre, aucune femme ne tient plus les rênes du pouvoir dans notre monde au progrès social si évidemment ravageur. Hillary a dû se résoudre à tenir son mari en laisse pour mieux le surveiller : il passe actuellement en revue de jeunes Haïtiennes dont il s’efforce de sécher les larmes...
Des millions de Chinoises, budgétant leur trousseau de mariage dans des fabriques d’un autre âge, peuvent aussi témoigner de leur nouvelle liberté….
Piffuitt a aussi rencontré des femmes libérées cassant, entre deux silex tenues dans leurs mains menues, assises en tailleur à même le sol, de minuscules noix d’argane pour que nos belles Occidentales puissent s’en tartiner le visage : c’est très tendance.
Quant aux femmes françaises, leur prétention à la parité est en train de se réaliser puisque 80% d’entre elles partagent le métro-boulot-dodo-zappo de leurs zorros ménagers qui cumulent une double fonction de mari et de manager… Pour sièger dans les conseils d'administration des grandes entreprises, il faudra attendre le retour des amazones et l'agonie de l'Amazonie.
Même notre sirupeuse Carla, en dépit de sa voix qui rappelle plus l’après-midi d’un aphone que celle d’une diva de l’Opéra, est obligée de faire des piges (pibe étant un champignon, pile concernant le linge, les autres possibilités restent ouvertes) pour finir ses fins de mois et avoir l’impression d’exister aux côtés de son vibrion shooté à l’essence de térébenthine depuis qu’il s’est pris les pieds dans une forêt de vils pins.
Laden dure autant que sa dent déchaînée contre Dick Cheney et notre Guide suprême rejoint cette engeance impie dans sa rancune inexpiée contre Nick Villepin.
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