24 décembre 2006

ViComte de Noêl

Notre Premier ministre que le Conseil de sécurité de l’ONU nous envie encore, convoqué en temps que simplet témoin dans le dossier Cleastream au pole financier  de la PJ parisienne « restera en contact avec les affaires de la France ». a-t-il déclaré au JT de 20 heures de la veille

Piffuitt s’est procuré les minutes de l’interrogatoire fleuve, dont il taira les noms, pour éviter d’être le cinquième mis en examen

Le Juge Monsieur R. ::

Bonjour Monsieur le Premier Ministre, je vous remercie de vous être déplacé

DV ;

Mais c’est tout  naturel, voyons, mon cher ami ! D’ailleurs je vois que vous êtes très bien installé . Vous avez réussi à caler un rendez vous avant Noël, ce qui montre que vous avez tous les moyens de remplir votre tache et un calendrier peu chargé malgré les plaintes de votre syndicat. Secrétaire charmante, deux juges pour moi tout seul .Je vous félicite

Le juge P

C’est à propos du dossier Clearstream

DV

Oui je le connais par cœur et mieux que vous, Savez vous que vous parlez au Premier Ministre de la France ?J’ai fait mon enquête : c’est une machination dont je suis odieusement  victime, montée pour me décrédibiliser et dont le petit Nicolas espère retirer les marrons du feu

Le juge R

Bon alors, expliquez moi

DV

Bien sur,§ Je suis justement là pour cela. Il  faut remonter à l’Antiquité gréco-latine pour comprendre les faits … Vous verrez en effet que dans les mémoires de César comme dans l’Enéide de Virgile mon auteur préféré, tous les ingrédients sont réunis pour…

Le juge P

Monsieur le Premier ministre, restons au 21° siècle si vous le voulez bien

DV

D’accord mais vous censurez ce que j’ai à dire qui est capital

La 7° symphonie de Beethoven retentit alors dans le portable de DV  qui répond :

Oui je sais tout va bien ma chérie  oui d’accord

DV

Oui les affaires d la France continuent

Le juge R

Donc voici une question simple : avez vous eu ce dossier entre les mains et à quelle époque ?

DV

Il faut d’abord que je vous dise en tout état de cause que  les affaires de la France sont prioritaires…. Oh excusez moi mon téléphone …Oui j’ai bien compris à Matignon  à midi j’y serai

Bon vous voyez Monsieur le juge, je suis attendu à déjeuner à midi , vous comprenez le chef a préparé un soufflet au Grand Marnier . Il faut donc que je sois à l’heure d’autant que le Mouton Rothschild 1929 vient juste d’être débouché pour accompagner le chateaubriand qui suit. Vous comprenez que tout cela ne peut attendre alors que cette affaire Clearstream n’a maintenant plus aucun intérêt : vous avez mis  en examen les principaux coupables il ne vous reste plus qu’à les juger…

Tout va bien qui fint bien pour DV, Vicomte de G, sorti 17 heures plus tard pour prendre le petit déjeuner à l’hôtel Maquignon  avec son Conseil des ministres au grand complet.

07 décembre 2006

Saint-Georges et le Dragon

Piffuitt vient d’apprendre un scoop  : « Robert Gates et James Baker pensent que la guerre en Irak n’est pas gagnée »  Cela lui a  inspiré le conte suivant.

Il était une fois  un Dragon mal embouché, sis au coeur de la Mésopotamie, qui avait récolté de la bouche de Saint Georges pleine de whisky ni non, l’assurance d’une paix éternelle, après avoir fait une bouchée de deux loukoums et trois sushi en tête à tête et en Bush à Bush….

Ils avaient passé un pacte du style « touche pas à mon pétrole », Iran-pan-ta-plan-rataplan à coups de missiles et de bakchich échus à Dick Cheney.

A la louche, Saint Georges avait évalué la situation,  mais une mouche le piqua et il attaqua son ancien allié, tranquille dans ses babouches.

Ce fut une douche de fer et de feu pour celui-ci qui se terra dans une bouche d’ égout sans couleur pendant de longs mois sur une couche fétide avant qu’un mouchard le dénonce aux bushmen.

Après les premières escarmouches, ce fut une véritable boucherie qui ne fit rire personne. Quelques centaines de milliers de morts plus tard, Saint Georges bouche d’or dut se rendre à l’évidence.: un Bush ça va mais deux Bush  çà débouche sur un désastre.

La situation était de plus en plus louche : les boys tombaient comme des mouches et les fellahs, après les avoir épiés depuis leurs moucharabiehs, prirent leurs fourches et leurs cartouches pour lyncher les survivants qui agitèrent leurs mouchoirs en signe de reddition avant de se presser à touche-touche pour rentrer chez eux.

« Oucha ? - Chez eux, pépé ! »

Le rêve de Bush, de prendre souche comme les bandits manchots dans un casino Partouche, s’envola. De ce cauchemar accoucha, non pas Pouchkine, mais bien Fu-Manchu et ses  Iliouchine dégueulant des moujiks farouches tandis que Moucharaf faisait la fine bouche avec ses moujahidine et ses pachtoune .    

Le bouche à oreille s’en mêle et malgré ses discours de Sainte-Nitouche,:dans les sondages Bush trébuche et aux élections prend une  lourde bûche.

Fouchtra, ce fut une sacrée douche !

Il songea un instant se réfugier comme un manouche aux confins de la Mandchourie, mais là aussi le désert avait anéanti le bush !

17 novembre 2006

TELECANETON

Piffuitt, directeur général en chef (oui, il monte en grade tous les jours en raison de ses résultats de démutisation) de Marquis de Sade® , agence de communication publique et politique, est heureux d’annoncer le lancement d’ une nouvelle campagne  (ni javelot, ni disque, ni marteau -encore que- et ce n’est pas au programme des prochains J.O.) afin de  promouvoir l’image du canard dans tous les foyers français et les sensibiliser à sa juste cause de canard .


Des Canaries, de plus en plus maussades (encore un coup du fameux service secret dans sa lutte contre les déshérités) où son  patron prétendait couler ( il y fait si chaud toute l’année) des jours paisibles quoique de plus en  plus perturbés par l’arrivée massive de pirogues chargées de  chair humaine plus ou moins avariée, charriées par des flots ensanglantés par autant de morts,  Piffuitt (oui, c’est vrai, le sujet de la phrase arrive un peu tard : c’est ça le suspense) a reçu le feu vert.


Cette année, avec l’aide d’un stagiaire de Sciences Po, qui s'estime plus intelligent que Charly dopé aux hormones, et croit tout savoir du monde après l’avoir étudié dans les bons livres avec de mauvais maîtres, Piffuitt lance donc un nouveau jeu auprès de tout les internautes : jouez au TELECANETON., la fureur de l’hiver, l’ivresse des fuhrers.


En quoi consiste ce jeu qui allie subtilement  (eh, ça dépend de chacun de vous) gastronomie du Sud-Ouest, vins d’Aquitaine et les canetons élevés, gavés et découpés en rondelles pour les fêtes de fin d’année ?


A chaque repas, dégustez du canard en magret, en aiguillettes, en confit, en saucisses, en saucissons, en foie gras , en pâté,  en rillettes, en sauté, rôti au olives ou à l’orange (ah le fameux canard à l’orange que les thésards ont tellement de mal à concevoir , à rédiger  puis à digérer !),  en cassoulet ou en gibelotte , à belles et pleines dents.Miam, quel beau blog de foie gras de canard!


Servez-vous, resservez-vous! Mettez vous-en plein la panse sans penser à autre chose qu’à vous empiffrer jusqu’à plus soif.  Justement, arrosez d’un verre de Tursan, de Madiran, d’un Pacherenc bien moelleux, d'un Monbazillac, d’un Sauternes du divin marquis ( pas Sade, l’autre : de Lur Salluces).ou d’un Jurançon du bon Roy Henri qui vantait, lui, les mérites de la poule au pot et des gentils petits poulets à l’ail….


Pour chaque festin ainsi organisé, un euro sera envoyé aux autorités espagnoles pour recevoir décemment nos amis sénégalais, ivoiriens, béninois, tchadiens, maliens, angolais, mauritaniens, rwandais, ougandais, congolais de Brazzaville ou de Kinshasa, et autres Togolais. En 2006, toutes croyances confondues, 3000 ont déjà fondu au fond de l’Atlantique dans un film d'horreur. Fondus au noir, même pas enchaînés.…


Cette année, jouez au TELECANETON entre deux ripailles et, pendant que votre panse se gave pensez à ces colonies d’hères errants, toujours présentes, qui grattent à notre porte.


Piffuitt invite donc  chaque commentaire de ce TELECANETON comme une pensée pour panser et secourir ceux qui nous envient et encourager ceux qui les convient à leur table et, si vous les croisez dans la rue, donnrez un euro pour un heureux!.

01 octobre 2006

E-CONE

La communication sur le web réserve des surprises et Piffuit s’est donné pour mission d’explorer le langage des tribuns et tribunes. Voici donc ses derniers conseils marqués du sceau de la sagesse dans une syntaxe vierge de tout détail superfétatoire, lors de sa dernière conférence en son poulailler.

« Nonobstant, il n’est pas inutile, en écoutant les discours ampoulés de nos hommes politiques -et de l’une d’entre elles, femme prolifique-  d’engager une étude  séméiologique concernant la pathologie du logos véhiculée par ce medium dont la virtualité sciemment délétère, martelée  pour obtenir le consensus de foules communiant dans un pathos oecuménique confinant aux extases ascétiques en troquant les formules acétiques et le vocabulaire fielleux par des diatribes idéologiques  constellées par des métaphores où la symbolique iconographique le dispute à la mythomanie des assertions monadiques, concourant ainsi à la mystification  des masses populaires acculturées emportées dans un maelström logorrhéique mêlant la magie du verbe aux rodomontades d’un prophète christique.

On le subodore clairement au delà de cette analyse évanescente, les idées abstruses et les images absconses se conjuguent de façon archétypale dans un syncrétisme iconoclaste empreint par l’idiosyncrasie du locuteur dont la vertu heuristique et l’emphase charismatique  provoquent un congrès sardanapalesque mêlant Eros , Tanathos et Bacchus en un tourbillon cosmique d’incantations libidineuses dont la gare de Perpignan reste indéfectiblement le centre de gravité infrasexuelle. »

« Oh ! Msieu Piffuitt, minaude Piffette la cane, sa mie adorée,

vous êtes positivement  GE-NI-(T)-AL !

- Ne pinaillez pas ma belle, vous me brouillez l’écoute, allez donc faire une partie de tennis avec vos amis mâles de la Haute Lande plutôt que de vous mêler de politique, vous êtes bien trop jeune pour cela ! » rétorqua Piffuitt, interrompu dans son  éléphant, pardon : dans son élan !

11 août 2006

Les chaos-boys

Nos instincts guerriers datent du néolithique, soit quelque vingt mille ans en arrière .

Malgré le polissage de la civilisation avancée que les petits hommes verts nous envient,  ces structures cérébrales régissent encore la plupart de nos comportements, comme le remarque Georges Charpak avec effarement : nous restons les archéosauvages du néolithique..

Ce qui se passe tout autour de notre belle planète bleue à l’instigation des bienfaiteurs de l’humanité, ne peut qu’effrayer tous ceux qui subissent, impuissants, les assauts de ces barbares d’un autre âge, archéosauvages déboulant  au beau milieu du siècle des lumières et des NTIC. Ces  barbares en complet veston et bottes texanes, leur panse remplies de ketchup ou de viande kasher, leur cerveau imbibé de whisky et de coca-cola, psalmodient leurs versets bibliques et leurs sourates coraniques pour mieux justifier leurs forfaits..

Les admirateurs des Monthy Python  se souviennent de la fin abominable de ce héros bouffeur du Sens de la vie dont la goinfrerie lui fait exploser la panse dans une vision d’apocalypse.

C’est ce qui nous attend,  à ceci près qu’avec tous ceux qui bourrent notre panse d’explosifs en tout genre, ce sont tous les petits hommes de la planète  bleue qui vont gicler en bouillie rouge sang au fin fond de la galaxie dans un gigantesque dégueulis .

L’instant fatal et la déflagration ultime auront peut-être lieu avant que je termine ces lignes si Amin , George ou Ehud  ou un autre farfadet débile parte en campagne et s’avise de s’envoyer en l’air en lâchant la barbichette des autres sauvageons.

Braoum...Splash .Fschuitt..

Bisous à tous, je vous ai tant aimés…

Adieu mes  chers de ma chair,

finis la bonne chère, mes montées en chaire

et les plaisirs de la chair…

15 juillet 2006

Défis laids

Alors que nous fêtons les millions de morts, provoqués par des intégristes irréductibles qui  se sont amusés à passer au fil de l’épée ou sous le fil de la guillotine les autres forts en gueule de leur époque révolutionnaire puis ont entraîné la première des plus insoutenables boucheries à travers l’Europe afin de tracer et remplir des « sillons d’un sang impur », leurs émules continuent à mettre à feu et à sang la terre d’Abraham et cent autres terres de non élection à travers notre belle planète bleue.

Leurs défilés de chars répondent à des tirs de missiles au grand profit des marchands de terreur, alors que les populations civiles tombent comme des mouches tandis que la terre d’Abraham brame son désespoir..

Le prix Nobel de physique Georges Charpak dans un ouvrage récent « Devenons savants, devenez prophètes » espérait que nous sortirions bientôt de cette époque néolithique pour l’avènement de l’Homme III.

Nous continuons –hélas !- dans cette folie meurtrière en glorifiant stupidement par des défilés guerriers  et des mouvements de menton agressifs le souvenir de ces charniers qui égrènent notre histoire.

Pire, nous justifions ainsi chaque jour une cinquantaine de morts en Irak et des centaines d’autres de par le monde par la commémoration  de cette barbarie constante qui nous a coûté déjà 100 millions de morts au siècle  dernier, guerres et purges confondues.

Pis,  ce n’est pas le coup de tête de l’homme de Néanderthal sur un terrain de foot qui nous rassure pour autant et montre l’exemple à suivre  pour les générations futures.

Seront-elles sauvées par le subtil père du peuple nord-coréen qui, pour abréger nos interrogations  et la fin inéluctable de son cancer carcéral en phase terminale, appuiera avec une sauvage délectation sur le bouton fatal pour fournir aux petits  hommes  verts qui nous regardent du fond de la galaxie un réjouissant feu d’artifice en forme de big bang final ?

14 juillet 2006

Pelle mail

Piffuit, le canard des chênaies landaises,  en l’absence de son boss, parti aux Canaries depuis sa prise de fonction comme assistant marketing, a pris le parti d’en rire . Il propose ses canembours à ses amis et ses slogans à ses clients.

Réponse de Clinton à Monika qui demandait ingénument :

« Pourquoi moi ? » :

Parce que vous l’avalez bien

Nicolas Sarkozy en campagne

Vous ne voterez pas pour moi par hasard

Tic tac pour le 14 juillet

La brise de la pastille

Tout le monde sait que le rugby est un sport de voyous joué par des gentlemen.

Depuis le Mondial  grâce à Rooney, Ronaldhino, Matterazzi, Zidane, Gatuzzo, tout le monde doit savoir que :

le foot est un sport de gentlemen joué par des voyous

03 juillet 2006

Ces intitulés de piffuitt

Dopage

Le Tour niqué de France

Chirac à la télé

Les succès damnés de Villepin

Jospin candidat

Finie la Ré création

Palestine

Retour des chars niais de Tsahal à Gaza

Emplois seniors

Pour qui sonne le glas

Sarko en Guyane

Le Diable amoureux

Sans papiers

Sans piper

Sogerma

Des rapines et des ailles

Lahoud

Jamais sans mon disque dur

Le Rafale à Mont de Marsan

Bangs d’essai pour un nom et pour les ouïes

Mondial de foot

Du grésil sur le Brésil

Eads

Parachute sans nord pour Forgeard

Actualité Télé

Fogiel : Il a déplu au patron

Ardisson : On n’en parle plus



Notre jeu de l’été :

Deux questions pour gagner un téléviseur en chocolat plasma

(35 15 Piffuit, tarif en vigueur)


1- L’actuel Président de la République est :

a)      Charles Magne

b)      Jacques Chirac

2- L’actuel Premier Ministre de la France est :

a)      Cecilia Sarkozy

b)      Dominique de Villepin

16 juin 2006

Devos

Il nous a souri, a abaissé nos pantalons et a inscrit sur  nos fessiers bien nourris un autographe avant de repartir au volant de sa décapotable Mercury. C’était à la sortie du casino de Chatelaillon dans les années 60. Devos avait eu un succès boeuf.  Nous étions fort marris et tout le monde a ri.

C’était Devos , un pince sans rire, un prince du rire.

Il rit Devos  car il aimait avoir à sa table, devant un ris de veau  et  un bol de riz,  une  souris  en sari  pour un safari nocturne. Il préférait une Méhari  même si les lolos de son égérie étaient plus prometteurs que les boudins d’une Ferrari.

Avec lui les rires fusaient de Bari à Pondichéry en passant par Capri. Oui, c’est fini !

Restent ses textes à dire et à lire, écrits avec son ire et sa lyre, et il a inscrit dans la cire ses délires pour nous faire rire.

Le pire du pitre est de mourir en disant « c’est pour rire ! »   

03 juin 2006

Rosses de gosses

Il était une fois, dans un petit pays dont les gouvernants se prenaient pour des étoiles de la galaxie, un premier ministre qui avait deux enfants en age de passer leur bac. Appelons la première Emilie, qui avait les épreuves de français en ligne de mire, et Sébastien le garçon qui voulait  la peau d’âne qui devait lui permettre de postuler aux grandes écoles comme papa .


Or ce papinou était bien trop occupé à s’occuper des aff(ai)res de l’Etat et de sa prochaine investiture présidentielle pour daigner  jeter un regard sur les  parcours scolaires de ses chers urbains abandonnés en rase campagne .


Alors, vint l’heure d’une loi qui eut  permis à des jeunes embauchés de faire leurs preuves pendant deux ans et d ‘être ensuite débarqués, ou confirmés, en fonction de leurs résultats. Rien que de très normal dans une société libérale dont le papa claironnait les valeurs. Tu bosses : tu as ton bac, tu bosses pas : t’es  éjecté…
Mais c’est bien sûr. ! Révélation pour des gamins galouzeau qui pensent que tout leur est dû mais rien ne doit être dur pour ces privilégiés du régime petits pots pré-mâchés.


Or, voilà, pour être premier ministre, on est quelquefois ignorant des règles élémentaires de la psychologie génétique dans la phase de l’adolescence.

A cet age, il est normal de se révolter contre le père, d’autant plus fortement que celui-ci  est d’une pointure exceptionnelle, comme il l’a montré à l’ONU, habillé en Boss taille patron .

C’est ainsi que germa dans la tête de ces chères têtes blondes une idée. Elle se transforma en révolte qui fit vaciller la France.


Il faut bien avouer que les résultats scolaires de ces chers urbains les conduisaient tout droit à un redoublement : travail insuffisant pour l’une, tête de premier sinistre pour l’autre. Peut mieux faire et rebellion  contre l’institution étaient  au menu quotidien des annotations des livrets scolaires.


Cependant, ils avaient un atout : ils lisaient les livres de chevet de leur père. Ceci leur servit quand ils comprirent comment Bonaparte était arrivé au pouvoir, comment Fouché fit fonction d’éminence grise. Un zeste de Talleyrand, survolé en cours additionné aux mémoires de Richelieu saupoudré par le Prince de Machiavel et le tour était joué : papa était dans la nasse.


Moralité: la lecture nuit  un jour.

On connaît la suite : défilés dans la rue des lycéens, blocages des universités et des lycées, arrêt des cours et suprême avantage : des examens allégés qui ne tiennent pas compte du programme qui devait être réalisé pendant ces mois de lutte, examens baclés et notes providentielles…


Voici comment nos chers bambins sont désormais certains d’avoir leur bac.

Gageons qu’ils auront une excellente note en histoire.

Ce sera probablement la seule satisfaction de leur papa pour 2006. Drôles de gosses!