28 mai 2007

Festival de canes mouillées

Eh oui , mon poulailler a accueilli cette année encore le festival de canes !

Un best of !

...

Nous avons profité de cette année fast food pour présenter une sélection exempte de grippe aviaire .

Ce n’est pas sans mâle que nous avons obtenu les autorisations nécessaires auprès de la Préfecture qui voyait d’un mauvais œil un tel cinéma ..

...

Piffuit a dû payer de sa personne : il a mis ses plus beaux dessous de table sur une cuisse légère pour parvenir à ses fins et satisfaire les aigrefins. Ce fut alors le plus beau des filets de canettes sur la croix de zézette..

...

D’abord sont apparues de jeunes poulettes, le plus souvent à poil ou avec une plume dans le croupion, un peu maigrichonnes au goût. de Piffuit, habitué aux belles poules landaises et au foie gras.

...

Elles manquaient un peu de plein air, seulement halées par les feux de la rampe des escaliers qu’elles avaient dû grimper pour rejoindre leur chambre de bonne, et les projecteurs  des caméra-cafés qu’elles avaient enduré pendant leurs stages d’apprenties-starlettes.. Elles sont encore loin d’obtenir  le label rouge,  quoique elles adorent dévorer le blé de leurs producteurs à pleines goulées.

S’y pavanent aussi des vieux beaux, des paons pleins aux oui-skis-sots d’as  qui font la roue devant de jeunes cailles  en faisant des grimaces de sorciers indiens.

...

Dans cette troupe hétéro-clitoridienne e-risée de tous, vous avez aussi  pu remarquer l’après-midi une faune de jeunes condors qui dorment le jour et, la nuit venue, sont tels qu’en eux mêmes l’éther nuité des  casinos les changent

Bien sûr, tous les regards sont braqués sur les canards boiteux qui, année après année, défilent pour obtenir leur pitance avec une mince pellicule de clichés, de poncifs et d’histoires alambiquées  dont raffolent les critiques, chapons avinés qui attirent les faisans  à leur suite.

...

Les deux yeux  de Piffuit s’écarquillent et les dieux se dévoilent enfin quand le palmarès est annoncé par un pékinois président aux lunettes de hibou quand il est chaud,  entouré de jeunes canes aux cannes tremblantes  qui ont passé leurs chouettes nuits à siffler des canettes laquées comme des miroirs.

...

Au chant du coq, le rituel s’accomplit enfin dans le mi-stère du bois d’un demi- quintal. Cette année la palme d'or est bonne comme la roumaine et ses attributs révèlent une japoniaise,  une reine de Corée et des seins animés venus d'iran pan tan plan.

...

La poule aux œufs d’or est révélée et fait palombe d’un doute sous les applaudissements des blaireaux paumés et de grosses dindes pâmées,  les sifflets des concierges allumés,  et le  regard des tristes  touristes qui filent comme des lapins rejoindre leurs terriers indigènes sous la protection des poulets chamarrés façon Tom et Jerry..

...

Oye, oye, gentils  dames (oiseaux) et gentilles oies pas très blanches!

La palme d’or de canard n’ a pas  été attribuée à « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages »  mais à une comptine enfantine  pour vierges délurées qui nous ramène au bon temps du satyre des Carpathes

...

Piffuit apprécie en pouffant et ses canes en rient  yet (encore) !

29 novembre 2006

La nuit tombe...

Tout le monde connaît les films d’action et un poncif universel : la nuit tombe. Piffuit adore.


Dans les films américains, c’est tout de suite la nuit qui s’écrase dans  une série d’explosions qui en soulignent le caractère torride. A peine tombée, c’est déjà le chaos, puis le jour.


Avec John Woo c’est carrément du délire quand la nuit tombe : des avions en feu arraisonnés par des hélicos explosent, encastrés dans des hangars et l’on y voit comme en plein jour.


Dans les films suédois, changement d’ambiance. Avec Ingmar Bergman la nuit est déjà tombée quand le film commence. Même pas la peine de parler d’action.


Dans les films italiens, la nuit tombe pour nous emmener faire un tour de folie avec le fanfaron  en cavale et la gueule de bois attend le spectateur au petit jour.


Avec les films japonais genre L’ile nue, la nuit n’en finit pas de tomber sur une immensité aqueuse à peine éclairée par une lune blafarde.. La tête du spectateur a tout son temps pour déguster la musique et se plonger dans ses pensées.


Avec Woody Allen, avant que le jour tombe, un conseil : prends l’oseille et tire toi, il est tellement maladroit avec sa braguette tragique qu’il s’est encore probablement trompé de fille d’attente.


Et les  films français, direz vous ? Quand la nuit tombe, c’est véritablement un événement en soi . On dirait que le réalisateur, de Resnais à Chabrol, a tout son temps, à moins qu’il ait oublié le script dans le fond du tiroir d’une commode chinoise. Chabada,cha-baa-daaa-baaa-ddaaaa… Sortez les mouchoirs pour refroidir la bobine.


Si vous voulez  de l’action, il faut avoir la patience de l’éclairagiste qui, doucement, dégrade la luminosité du décor pour se rendre compte que ce n’est pas aussi simple de faire tomber la nuit qui volète à n’en plus finir, comme une feuille morte un soir d’été dénué de tout zéphyr.


Pour mettre un peu d’action, emmenez donc l’être cher avec vous pour jouir d’un pur moment d’intimité, vous ne serez nullement dérangé par cette nuit qui n’en finit pas de flageoler à l’infini. Zéro pointé noterait Koestler .


Vous aurez même le temps de vous esquiver, la scène continuera sans vous et vous la reprendrez au même endroit lors du prochain épisode. C’est sans doute cela le charme du cinéma français d’auteur que le monde  entier nous envie et nous laisse  : comment faisons nous pour annuler toute action et néantiser la nuit dans son tombeau ?


Heureusement reste Philippe Noiret avec Zazie qui ne s’endort jamais, Alexandre le bienheureux au fond de son lit qui ne dort que d’un œil ou la Grande bouffe qui fait que la nuit ne tombe jamais ! Avec son vieux fusil il a donné  un sacré coup de torchon à ce poncif !


01 mai 2006

Miction impossible

Pourquoi adhérer à une secte quand on est beau, jeune et friqué  et que l’on revendique haut et fort son appartenance en faisant l’apologie de son engagement au JT de 20 heures en affichant son prosélytisme sans que le CSA  (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) ne murmure ?

Piffuit, en regardant un des nanars du célèbre Tom  Kruise,  a une idée de réponse.

A peine à proximité de l’héroïne une incertaine Nayah Newton, Tom tombe dans les pommes et se livre à une évacuation précoce : il s’autodétruit instantanément car sa miction est impossible !

En regardant de plus près les mœurs de son poulailler, Piffuitt croit savoir que cette triste confrérie (le francais est très précis quand on y regarde de près), référencée par la Commission parlementaire depuis 1995 comme une secte dangereuse, n’en veut qu’ à l’argent des  gogos qui y s’y enlisent ( le livre du fumeux Ron Rhubarbe à papa)  en faisant mine de  prôner des  valeurs de fraternité, de générosité et d’abnégation comme toutes les sectes .

Elle a décidé, via ses émules (des têtes ceux-là !), depuis les émeutes de novembre de s’implanter dans les cages à lapins des banlieues pour y faire sa basse (cour) besogne sous prétexte d’aide aux devoirs, d’assistance aux personnes âgées et d‘associations diverses et avariées.

Elle y récolte ainsi sa pitance et y sème les immondices qu’elle charrie à l’envi dans des cervelles fragiles afin de bien mériter son titre d’Eglise de Fientologie.

26 avril 2006

Festival de Canes

Eh oui , mon poulailler accueille cette année encore le festival de canes !

Nous avons profité de l’ occasion pour présenter une sélection exempte de grippe aviaire .

Ce n’est pas sans mâle que nous avons obtenu les autorisations nécessaires auprès de la Préfecture qui voyait d’un mauvais œil un tel  cinéma.

Piffuit a dû payer de sa personne : il a mis ses plus beaux dessous de table sur une cuisse légère pour parvenir à ses fins et satisfaire les aigrefins.

Ce fut alors le plus beau des filets de canettes.

D’abord sont apparues de jeunes poulettes, le plus souvent à poil ou avec une plume dans le croupion, un peu maigrichonnes au goût. de Piffuit, habitué aux belles poules landaises et au foie gras. Elles manquaient un peu de plein air, seulement halées par les feux de la rampe des escaliers qu’elles avaient dû grimper pour rejoindre leur chambre de bonne, et les projecteurs  des caméra-cafés qu’elles avaient enduré pendant leurs stages d’apprenties-starlettes.. Elles sont encore loin d’obtenir  le label rouge,  quoique elles adorent dévorer le blé de leurs producteurs à pleines goulées.

S’y pavanent aussi des vieux beaux, des paons pleins aux oui-skis-sots d’as  qui font la roue devant de jeunes cailles  en faisant des grimaces de sorciers indiens.

Dans cette troupe hétéro-clitoridienne e-risée de tous, vous avez aussi  pu remarquer l’après-midi une faune de jeunes condors qui dorment le jour et, la nuit venue, sont tels qu’en eux mêmes l’éther nuité des  casinos les changent  …

Bien sûr, tous les regards sont braqués sur les canards boiteux qui, année après année, défilent pour obtenir leur pitance avec une mince pellicule de clichés, de poncifs et d’histoires alambiquées  dont raffolent les critiques, chapons avinés qui attirent les faisans  à leur suite.

Les deux yeux  de Piffuit s’écarquillent et les dieux se dévoilent enfin quand le palmarès est annoncé par un pékinois président aux lunettes de hibou quand il est chaud,  entouré de jeunes canes aux cannes tremblantes  qui ont passé leurs chouettes nuits à siffler des canettes laquées comme des miroirs.

Au chant du coq, le rituel s’accomplit enfin dans le mi-stère du bois d’un demi- quintal. La poule aux œufs d’or est révélée et fait palombe d’un doute sous les applaudissements des blaireaux paumés et de grosses dindes pâmées, les sifflets des concierges allumés,  et le  regard des tristes  touristes qui filent comme des lapins rejoindre leurs terriers indigènes sous la protection des poulets chamarrés façon Tom et Jerry..

Oye, oye, gentils  dames (oiseaux) et gentilles oies !

La palme d’or de canard n’ a pas  été attribuée à « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages »  mais à « Fast Food Nation » qui dénonce  la mal bouffe : l’obus de volailles tue !.

Piffuit apprécie et ses canes en rient  yet (encore) !