Piffuitt vient d’avoir une révélation.
A l’heure où certaines femmes se montrent hypervoilées dans la rue, d’autres dévoilent allègrement leur appâts, comme aurait dit Tartuffe. Sur un plateau de télévision notamment, l’évidence se révèle avec force .
Or quelle est cette évidence ?
Eh bien les hommes sont engoncés jusqu’au menton dans des accoutrements qui enserrent soigneusement leur cou et les fait apparaître très "collet monté ".
C’était le cas hier soir de notre premier sinistre plus sinistre que d’habitude en nous annonçant que les mesures d’austérité inéluctables ne constituaient pas "un plan de rigueur". En face de lui Laurence Ferrari déployait un profond décolleté dénudant un triangle de chair qui plongeait son interviewé dans un océan de perplexité et le faisait bafouiller.
Il est donc temps d’imposer une stricte équité entre les hommes et les femmes :
- soit on édicte une loi qui punit les hommes qui ne présentent pas un poitrail plus ou moins velu et avantageux quand ils se présentent devant les caméras,
- soit on réprime sévèrement ces divas des sunlights qui exhibent indécemment « ce sein que je ne saurais voir », offusquent la vue et brouillent l’écoute de leurs mâles interlocuteurs qui ne leur veulent évidemment que du bien.
Dans tous les cas, il est urgent de légiférer et de sévir car cette différence de tenue vestimentaire choque le bon sens entre ces hommes cravatés costumés, ces clercs emmitouflés jusqu’au cou dans leurs habits de laquais du bon Dieu, ces artistes dont le col à peine entr’ouvert ne laisse pas échapper un soupçon de poitrine et ces femmes délurées qui les narguent à tout propos avec leurs poitrines offertes.
Dans un souci d’équité, dans l’espace public comme devant les radios et caméras, la robe de bure doit s’imposer à tous et seul le visage doit apparaître.
C’est d’autant plus possible que la crise, qui se profile devant nous comme un ogre vengeur, va nous conduire à adopter ce vêtement radical en tous lieux et toutes circonstances comme un signe de rédemption des péchés de notre société...
Piffuitt imagine déjà les files d’attente devant les guichets de Paule Emploi : une cohorte de pauvres hères au look de pénitents dont seuls les visages émaciés sortent des capuches , les yeux hagards, les lèvres frémissantes, alors que les djellabas en toile de jute qui les recouvrent de la tête aux pieds constituent les précieuses reliques des sacs de pommes de terre qui composent leur seule pitance après l’explosion de l’idée européenne ….
Les commentaires récents