10 octobre 2008

Math à mort!

On a fait croire à des petits  jeunes surdoués que les maths étaient l’avenir de l’homme : quelques abaques, des algorithmes en pagaille, une pincée de C ++, des codes de calcul Abaqus et Fluent et hop tout devient prédictible : il suffit de retirer ses billes à temps et de jouer à la hausse comme à la baisse pour gagner à tous les coups.

Débutant à 20 ans dans une salle de marché ou dans une banque qui se les arrachent à prix d’or, ces Mister Kant , comme ils se nomment en toute modestie,  troquent le joy stick et leur play station d’étudiants  pour la grande vie du casino mondial.

Les pitchouns débutent à 100 000 euros l’an en toute inconscience et continuent à sa ballader en toute virtualité entre deux bitures express.

Tout le monde sait pourtant que l’homo economicus est mort depuis longtemps; c’est pour cela que la société de consommation nous fait acheter des trucs et des bidules dont nous n’avons nul besoin en excitant nos motivations de base.

Mais ces gamins qui tiennent la bourse avec la bénédiction des Paulson , Greenspan et autres grands argentiers qui prétendent ne pas Trichet modélisent à tout va  cet homme rationnel exempt de passions . Or, aucune abaque mathématique n’a pris en compte les motivations des financiers ni de ceux qui gouvernent la planète : exit l’appât du gain, le sexe et le fun dont ils se repaissent pourtant allègrement.

Voici quelques années à peine ces mêmes gamins  jouaient aux billes dans la cour de l‘école. Maintenant ils jouent avec des carambars en or massif et regardez bien, mesdames, pas une seule beloute à l’horizon de ces lignes de crédit astronomiques et de ces droites de régression ! Que des mecs qui continuent à jouer à celui qui pisse le plus loin  avec nos sous.

A force de jouer les matamores des mathématiques, leurs calculs démentiels nous donnent des coliques frénétiques .

24 septembre 2007

Poutine de sort !

Chirac est invité avec son pote Schröder dans la "datcha célébrités" de Vladimir à Sotchi, prochain site des JO d'hiver...

Vodka et poupées russes sont au programme, mais Chichille tient le coup en levant le coude comme un vrai cosaque. C'est un don chez lui.

Ils parlent bizness pendant que ces dames causent chiffons et pièces jaunes.

Piffuitt a pu recueillir les confidences vodkagradées de ces messieurs.

Vadimir

J'ten ressers une louche?

Chichille

Merci, j'ai mon compte, le caviar après le premier kilo, on s'en lasse

Vadimir

J'te comprends, c'est un peu comme le p'tit qui te succède...

Chichille

Ouais ....gaps!!!....à propos...

Vladimir

T'as une chose à me demander ? T'sais que j'peux rien refuser à mes vieux potes, surtout quand ils ont adhéré au parti à 20 ans et distribué l'Huma...

Chichille

Mon cher compatriote...Hips... non, je veux dire, t'es un pote t'sais.

Validimir

Alllez va! Tiens une autre quille de vodka pour faire passer...

Chichille

Oups, t'as raison c'est plus fort que la bière!... Ouais, eh ben je voudrais bien que.... cet hiver... tu fasses quelque chose pour moi...pour fortifier l'état de glace du petit

Vladimir

Quoi donc, camarade ?

Chichille

Comme pour l'Ukraine... Tu coupes et puis tu augmentes le prix du gaz... histoire de faire monter la tension chez nous

Vladimir

Ca peut être dangereux...

Chichille

Tss tss...comme la mouche. Crois pas Kouchner : nos missiles sont hors d'usage et j'ai donné un faux code au petit Nicolas, d'ailleurs t'as vu à Biscarrosse, il a fallu dix excités seulement pour faire tomber le portail et pénétrer dans la base du Centre d'essais!.

Vladimir

OK ! C'est une bonne idée!... 10% pour toi comme d'hab ?

Chichille

Ouais, sur mon compte au Japon, c'est OK

Vladimir

Allez.... encore une louche et une quille!

Chichille

A la tienne Vladimir! Plein gaz! Oups!!!!

26 février 2007

Amers écolos

Piffuitt, avec l'aide de son caneton  Xavier l'homme qui a renoncé à son ombre, continue la série des interviews des écolos détaxés qui  racontent tous les sacrifices consentis pour faire un geste pour la planète bleue

Johnny, descendant d'une Harley immatriculée en Francs Suisses :
"Ah que, ô Marie, je suis d'autant plus en forme que je suis venu de Monaco,
en Belgique, all by my selle,fi de garce, et qu'avec deux paires de lunettes à l’œil,
que j'y voyais plus rien, ah que c'était pas simple."


Des mariés démariés en toute tâte, descendant d'une voiturette soutirée à une octogénaire, la nouvelle spécialité bordelaise (on tire le vin et on le boit, on soutire les vieilles et on les voit à l'aide d'une voyante)

"Nous sommes d'autant plus en forme que nous sommes venus
de la mairie de Bègles en pédalo, et qu'avec le vent de face,
on était pas aidé comme deux focs."


Marie-Georges, arrêt buffet de la gare, descendant d'une 4cv de la Régie Renault,
qui s'écroule quand elle ferme la portière :

" En avant Marx, je suis d'autant plus en forme que je suis venue portée par l'ensemble
des forces antilibérales ! Avec tous ces cocos qui tirent à Hue et à dia,
c'était pas simple."


Alain futur ex-retraité,  présidentiable fictif en lice pour 2012,  descendant d'une motoneige fonctionnant au sirop d'érable (officiellement) :
"Je suis d'autant plus en forme que j'étais en cabane au Canada,
et venir de Bordeaux en raquettes avec tous ces revers, et trois de mes adjoints qui ont réussi leur (mise en )  examen  sans rien voir auprès d'une octogénaire, c'était pas simple
"

(à suivre...)

25 février 2007

Letter from Teneriffe

« Mon cher Piffuitt,

Je sais que ta démutisation progresse: tu vas rattraper Ségo et doubler le sous-bayrou qui entend des voix avant de les pêcher dans le Gave..

Je continue donc le programme de l'année qui vient avec un troisième objectif pour notre agence de communication Marquis de Sade(R) .

Continue à surveiller les media, tu en apprendras de belles sur les gentils animateurs aux oreillettes agiles en guise d’intelligence.

Ainsi,  Jean Luc Delarue était débranché sur un vol Paris-Johannesburg mais plein comme une outre. Il a préféré les injures et le coup de poing à  « Ca se discute ». Il a dû être menotté par l’équipage pendant le vol. Faudrait-il  interdire le champagne en première classe ou interdire celle-ci aux vedettes de la télé?....

Il nous expliquera certainement son cas dans sa prochaine émission sur « les obsessions et les impulsions » !

Mon cher Piffuit, les sirènes des alizés m’appellent .

Surveille bien les six reines de l’Elysée, la ségo baleine royale, espèce menacée comme chacun sat,  et le hussard cosi fan tutte qui nous joue du pipeau en solo pour nous amadouer.

Je prends mon canotier pour aller canoter et cancaner avec mes gentilles canettes. 

Je te souhaite de rester entier dans ton blog de canard truffé au cagnac

Ton boss en bus qui te bise  …

Doc Nigéco»"

21 décembre 2006

Effet de cerfs

Il est admis par tous les scientifiques attentifs à l’effet de cerfs, que le réchauffement politique  est produit par l’ émission des gars  et des garces (expression courante en Poitou-Charentes).

A la télévision, ces grands chefs aux bois majestueux et aux abois de chauffe,  éructent sans contrôle leurs programmes dévastateurs, leurs idées noires et leurs déclarations enflammées .

Les études les plus récentes montrent  que leurs vociférations  provoquent un gaz  assez odieux (CO2) qui  pollue les cerveaux de ceux qui les écoutent, jeunes des banlieues désireux de se mettre au vert comme paysans des campagnes peu désireux de voir leurs granges incendiées. 

Tous ces grands fauves se chauffent avec le feu de la passion en proférant des invectives incandescentes lors de brûlantes empoignades où les yeux  de braise de l’une de ces garces aux effets de cerfs  brûle les planches des plateaux télé au moment où l’autre brûlot ambulant fait des gorges chaudes  avec des paroles fumeuses

Ils  génèrent ainsi  une  énergie qui est  transportée par les divers courants des principaux mouvements jusqu’aux épaules nord et sud de ces plans nets promis pour leur éventuel mandat électoral .

Ces  joutes oratoires où tout le monde va au charbon mettent davantage d’huile sur le feu entraînant une folle dépense d’énergie, notamment en période électorale, gaspillée en pure perte au détriment des besoins réels  de la vie quotidienne de leurs concitoyens .

Ainsi il est à craindre que dans les cinq prochains mois, un échauffement de quelques degrés  -suite aux  débats  électoraux byzantins et à des programmes en forme d’usine à gaz- conduisent à des affrontements volcaniques  mais stériles, avec de plus en plus d’émissions de télé-irréalité, gaz soporifique entre tous et néanmoins propice à un  réchauffement politique catastrophique.

Le risque est alors réel d’ entraîner un raz de marée capable de submerger les terres habitées par les forces politiques actuellement dominantes. Ne surnageraient alors, après la fonte de la banquise communiste qui s’accélère depuis une quinzaine d’années, que des terres extrêmes  dont  certains habitants vouent un culte idolâtre aux déesses mythiques qui fondèrent le centre névralgique de la nation :  Sainte Blandine, Sainte Geneviève et Jeanne d’Arc.

La république décadente comme l’absence de pensée royale seraient balayées comme de vulgaires fétus de paille puis englouties  dans le néant pour une longue période.

Certains ont peine à croire qu’une  telle issue catastrophique soit possible, mais un  duel au sommet, entre deux finalistes aux abois (de chauffe) , conduirait sans peine  à la victoire de celui dont le degré d’échauffement atteint déjà la barre fatidique des 30° et relègue derrière lui tous les autres grands cerfs, les braves chevreuils et autres biches de moindre acabit.

13 novembre 2006

Un blogueur qui déblogue

J’avais une super adresse sur le net . C’était celle d’un blogueur qui débloguait à fond, un blagueur de première dont le blog déménageait à tout va et triturait les méninges du management en tous sens.


Un coup c’était Antoinette qui ne comprenait rien à rien, une autre fois c’était Lorie en folie, et toujours des responsables qui déménageaient, des stagiaires qui emménageaient, des bègues qui bégayaient leur principe de Peter, des consultants qui faisaient payer à prix d’or ce que tout le monde savait déjà,  des sournois qui se la jouaient fine, des vamps qui draguaient leurs managers, des managers qui harcelaient leurs secrétaires, des pékinois qui débarquaient en copiant les singeries de tous ces énergumènes qui hantent nos entreprises .


Bref, je m’amusai fort en découvrant ces galeries de portraits dont les traits rient et les ris soufflent le chaud et le froid. Et puis un jour plus rien, que nib, disparu, envolé, immolé sur le front des managers débordés.


J’imagine un mausolée où les mots muselés par un mac ou un mec, bref un patron exigeant, tonnant et fumant, noyant le blogueur sous un torrent de bave, un geyser d’injonctions fatales, un torrent de consignes insignes  .….


Piffuitt se retrouve orphelin de ce blog dont les commentaires se sont tus et le rendaient encore plus savoureux. Finie Annie, muet le e-consultant, François prépare ses examens, Bushido et Kindo sont retournés dans l’empire des sens. Sans dessus ni dessous probablement.


Nous étions à tu et à toi, mais qui es-tu , toi qui a tué e-manuel ?


Espérons que ce phénix du dé-ménagement saura renaître de ses cendres encore chaudes, mais pour l’heure, il ménage le suspense…


18 juillet 2006

Bilan du Liban

Quand Piffuitt était gamin, il adorait organiser des courses d’escargots et se délectait de ces fulgurances dans lesquelles les bestioles léchouillardes  n’arrêtaient pas de ralentir et c’était à qui arriverait le dernier. Le  premier était récompensé par un bisou baveux (les escargots adorent) et le dernier était massacré d’un coup de talon rageur digne d’Achille !

Che va piano va sano ,che va lentano va chiamar… C’est maintenant devenu un proverbe français.

Nos compatriotes du Liban sont en larmes. La France toujours en avance sur son temps grâce à notre remarquable ministre des affaires qui lui sont parfaitement étrangères Houste ( en 2007)-Blasé (depuis longtemps), envoie les moyens modernes à sa disposition pour sauver nos compatriotes piégés au Liban.

Un ami de Piffuit vient ainsi d’être rapatrié par les Italiens qui confirment ainsi leur victoire au mondial de foot : des centaines de bus mis à disposition de leurs ressortissants, des avions spéciaux affrétés, une organisation efficace qui accueille même d’autres réfugiés obligés de tout abandonner en un clin d’œil : situation, vie, appartement et repartent au pays avec un gosse effaré et un  conjoint hagard.

Stéphane -l’ami de Piffuit- rapatrié en urgence alors qu’il travaillait depuis quatre ans à Beyrouth a tout laissé et a été pris en charge par l’ambassade d’Italie à Beyrouth.

Arrivée à Rome dimanche, accueilli sur le tarmac par le consul qui compte les pénalties et serre la main. Bravo la France ! Zéro pour la France.

Pendant ce temps-là de son pas lent la France, que le monde entier nous envie, a envoyé une frégate et un navire pour rapatrier les Français travaillant au Liban .

Si tout va bien, ils arriveront en fin de semaine et repartiront, s’il  reste des candidats rapatriés, au même pas de sénateur.  Quand notre Président vous dit que tout va bien en France et que les réformes suivent leur cours on peut imaginer la vitesse sidérante de celles-ci.

Bilan du match : Italie gagne par chaos interposé devançant des ministres qui se préparent vraisemblablement à la canicule mais sont incapables de prendre les mesures adéquates en cas de crise impromptue.

Peut-être la prochaine fois, proposeront-ils une armada de montgolfières, pour rapatrier deux personnes à la fois en toute lenteur…

23 avril 2006

Message perso

Piffuit était en train de se prélasser benoîtement au soleil de ce dimanche d’avril quand il entendit une voix qui s‘infiltrait entre les pins.

Content dans la douceur du printemps, il cessa d’agiter sa queue qui brouillait  l’écoute et arrêta de mastiquer le maïs sans Ogm qu’il dégustait à plein bec.

Il  crut entendre le message suivant  qu’il retransmet en espérant que les destinataires se reconnaîtront  et seront au rendez vous.

« LEA de Montaigne j’attends tes voix pour lundi . Stop

KO7 sera ouvert à 17 heures pour meeting. Stop.

Je te reconnaîtra à ton T-shirt bleu ciel. Stop

Tous solidaires pour la reprise. Stop

Obrigado. Arrigato .Thank you. Viele danke.

Muchas gracias. Grazie mille. Choukroun. Stop

Resta à compléter en oualof, roumain,  swahili, et mandarin. Stop

Signé :  Ali Le sorcier »

12 avril 2006

Pin des Landes

Nous apprenons qu’une vile campagne (paradoxal certes, mais ce n’est pas antinomique car Alphonse Allais l’avait prédit : mettre les villes à la campagne ; mais l’inverse paraît plus difficile) , donc je reprends : une vile campagne de désinformation sévit à travers notre pays et entrave considérablement notre activité.


En effet un individu, au demeurant fort sympathique, se sert de notre nom de marque et de notre gagne-pain, en nous mettant sur le grill, pour des objectifs que la morale réprouve en sapant notre moral.


Cela fait en effet plus de trois mois que ce personnage, dépeint comme un pince sans rire, à force de répandre des rumeurs, d’égrener des promesses et de tirer des plans sur la comète vient de nous faire tomber le ciel sur la tête. Résultat : notre chiffre d’affaires est en chute libre. Non seulement le pin des landes est maintenant déconsidéré, mais tous les meubles en bois massif qui sont fabriqués sont désormais désignés comme du vil pin des landes.


Nous ne pouvons en supporter davantage et demandons réparation. Pas des meubles évidemment qui sont d’une excellente qualité, conçus par les meilleurs designers et médaillés au récent Salon du meuble à Paris...


Nous demandons réparation à cet homme de Matignon dont les figures rupestres n'amusent plus personne.Nous voulons faire cesser cette infamie et que cet homme, tiré à quatre épingles,  retourne là où le bois dont il fait habituellement les flûtes, continue à lui servir pour siffloter les sérénades  dans les assemblées où seuls les gogos sont séduits par le chant suave de telles sirènes. D’autres ont bien compris qu’il valait mieux qu’ils se bouchent (père et fils ) les oreilles.


En outre,  nous demandons que ce ruffian de grands chemins, ce Bonaparte au petit pied, ce condottiere sans contrat, ce branle bas de combat d’arrière garde qui en pince pour la haute  et croit en celle du Père Noêl (de hotte) change tout simplement de nom et reprenne celui de Galouzeau avant qu’il devienne frêne étique ou sente le sapin.


Nous exigeons aussi qu’il  délaisse notre arbre, auprès duquel il a tendance à lever la patte trop souvent comme un vulgaire toutou qui n’écoute plus la voix de son maître. Nous lui conseillons vivement un bananier dont il sait déjà utiliser parfaitement les méthodes des républiques qui le cultivent.


Ecrivez-moi votre soutien pour arrêter ces calomnies et prenez date:

Vous pouvez le faire, vous pouvez l'arrêter: il suffit de vous procurer un calepin !


Sylvain Pignon-Dupin , Président du  SLIP (Syndicat Landais Indépendant du Pin)