J’avais une super adresse sur le net . C’était celle d’un blogueur qui débloguait à fond, un blagueur de première dont le blog déménageait à tout va et triturait les méninges du management en tous sens.
Un coup c’était Antoinette qui ne comprenait rien à rien, une autre fois c’était Lorie en folie, et toujours des responsables qui déménageaient, des stagiaires qui emménageaient, des bègues qui bégayaient leur principe de Peter, des consultants qui faisaient payer à prix d’or ce que tout le monde savait déjà, des sournois qui se la jouaient fine, des vamps qui draguaient leurs managers, des managers qui harcelaient leurs secrétaires, des pékinois qui débarquaient en copiant les singeries de tous ces énergumènes qui hantent nos entreprises .
Bref, je m’amusai fort en découvrant ces galeries de portraits dont les traits rient et les ris soufflent le chaud et le froid. Et puis un jour plus rien, que nib, disparu, envolé, immolé sur le front des managers débordés.
J’imagine un mausolée où les mots muselés par un mac ou un mec, bref un patron exigeant, tonnant et fumant, noyant le blogueur sous un torrent de bave, un geyser d’injonctions fatales, un torrent de consignes insignes .….
Piffuitt se retrouve orphelin de ce blog dont les commentaires se sont tus et le rendaient encore plus savoureux. Finie Annie, muet le e-consultant, François prépare ses examens, Bushido et Kindo sont retournés dans l’empire des sens. Sans dessus ni dessous probablement.
Nous étions à tu et à toi, mais qui es-tu , toi qui a tué e-manuel ?
Espérons que ce phénix du dé-ménagement saura renaître de ses cendres encore chaudes, mais pour l’heure, il ménage le suspense…
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