Piffuitt, toujours en avance d’un croissant sur le calendrier lunaire, propose à tous ses canetons et ses canettes délurées un nouveau réseau sot sial ( le seul qui se trouve à la surface de la terre sans risque de s’encroûter) afin de se retrouver tous ensemble dans une hénaurme teuf vibrionnante.
"Mais quelle innovation propose Piffuitt?", éructeront les grincheux ronchonnants et autres gallinacés agacés.
Justement à propos d’éruption, d’éructation et d’irruption en tous genres, Piffuit s’est gratté l’occiput et puis ensuite le coccyx. A cet instant et en ce lieu de toutes les pensées sur lesquelles il s'assied généralement avec délectation, une violente idée lui est venue en gratouillant cet endroit précis. Mais c’est bien sûr !
Totalement nouveau et totalement idiot comme l’apéro de ses devanciers ou les rencontres mythiques qui espèrent trouver un beau ténébreux et se désolent de découvrir un vieux bouc (old buck en anglais) à la face de fesse qui leur propose sous des airs de vieux plouc confit en bondieuseries, non pas du vin de messe bu entre deux confesses, mais différentes drogues. Leur absorption permet de masquer la crade viocquerie et les miasmes délétères de la vieille peau qui se délecte de la minette qu’il imagine derrière la peau tannée par les liftings qu’il régale d’un biberon à la came et rat cachée.
Piffuit est toujours PDG de Marquis de Sade (R) , agence spécialisée en marketing décalé et experte en caca d'oie et autres déjections communicationnelles.
Or donc pour marquer un grand coup dans l'aventure de l'humanité vers son néant culturel, Piffuitt a décidé de convoquer dans son réseau « Fessebouc » tous les animaux de la forêt en leur lançant le défi du siècle : les canettes chamarrées, les minettes moirées, les chattes en délire, les fines mouches en déboire, les licornes parées par leurs archiducs, les poulettes enamourées quand elles pondent un neuf, les linottes sans tête, les vipères au poing, les sangsues qui ont sucé leurs conjoints jusqu’à l’os, les grosses vaches qui jamais de bouse ne se privent, les gazelles essoufflées par le vent du dessert trop vite avalé, les pouliches sans pourboire qui attendent désespérément les mecs dans les halls de gare, les voilées qui se dirigent vers la Mecque en demandant au premier velu de leur dévoiler leur chemin de croix sans show : « L’Arabie, c’est où dites ? …"
Elles seront accompagnées par tous les mecs faméliques qui les encouragent vers plus de liberté la main sur le cœur et l’autre au panier de ces dames.
Piffuit invite donc tous ces damoiseaux, drôles d’oiseaux d’ennui, et toutes ces damoiselles accortes donzelles de sportifs de haut niveau, à se réunir Place de la Concorde dans l’un des paris les plus fous du moment : tous en rond dans un colimaçon géant autour de cette immense place pour livrer le plus intime d’eux-mêmes lors d’une nuit de folie, comme une liane enlacée, où chacun devra rivaliser pour fournir l’étrange étron le plus rond à l’image de celui proposé par le bouc de Piffuit : rond comme une balle de ping pong.
Bien sûr ce fesse bouc fécond d’étrons ronds et ces petits patapons font un mont de merveilles. Cette nuit de folle défécation, qui transforme la Place de la Concorde en montagne d’immondices à l’image de l’immonde univers sans boussole que nous vivons, en appelle d’autres, beaucoup d’autres à travers le monde.
Ce fessebouc d’anthologie doit dire à tous ceux qui nous bousculent, nous imposent, nous dévaluent, nous étranglent, nous délocalisent, nous font battre en retraite, nous ostracisent, nous voilent, nous ligotent, nous barbotent nos éconocroques, enfin pour dire à tous ces burqonautes de l’inconscience, à tous ces grands yakas qui se prennent pour des faucons… tout le bien qu’ils nous inspirent.
Ainsi ces initiés invités iront jusqu’au bout de la noe grandiose en forme de feu d’artifice, déposer leur contribution en forme d'étrons, ronds comme des potirons, jusqu’à la place Saint Michel sans jarre pour une fois en cet épique 14 juillet vibrant de la raie publique.
Pour l'heure, Piffuitt attend l'accord du parfait de peau lisse de la ville de Paris...
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