17 mars 2007

Papiésiouplé !

La PIN occulte jusqu’à présent, vient d’être déclarée d’utilité publique par le Ministre de l’Intérieur, pas si sinistre puisqu’il vient de donner un coup de  karcher, pardon de barre, à droite.

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Vous l’avez deviné avec la création du nouveau Ministère de l’Identité Nationale, voulue par notre divin non buveur de vin, pas devin non plus, car il n’avait pas prévu la suite de son idée même si ,depuis dix ans, il a fait preuve de beaucoup de suite dans l’absence d’idées neuves.

Cette idée de la belle PIN est aussi molle cependant avant comme après.

« Papiésiouplé, Msieudam ! »

« Ah mais, Garcia, c’est pas Français, çà, zêtes pas en règle ! Allez ouste au poste ! On,vérifiera ! Allez, embarquez dans le fourgon ! »

La scène se répète dix fois, cent fois sous les yeux ébahis de Piffuitth  (il a encore avalé du hash)! Alvarez, Benguigui, Mohamed, Gomez, Smith & Wesson,  Inch Allah, Goldorak, Rozès et autres Shnidler sont sur la liste noire des quidams louches qui ne respectent pas les canons de l’identité nationale, même si leurs ancêtres ont servi de chair pour d’autres canons.

Aussitôt contrôlés par les agents de la PIN à l’air libre, aussitôt  interpellés  et embarqués : direction Drancy puis un charter pour les pays d’origine. On le voit, les agents ailés de la PIN marchent à la  baguette.

Survient un petit roquet qui roule les mécaniques, une de ces espèces  de racailles des banlieues qui pense tromper son monde en costard cravate de chez  Ungaro et godasses Berlutti.

Il n’échappe pas  à la rafle des zélés agents de  la PIN en tenue de gala.

« Papiésiouplé » Le cave veut se rebiffer.
« Mais çavapa ! Vous savez kicékej’suis, moi, le savez vous bien et voulez vous que je vous le dise ? »
« Veux pas savoir ! Papiésiouplé ou je vous colle au gnouf pour résistance à agents hélés par vos soins ! »

Finalement le napolitain s’exécute.

« SAR-KO-ZY » ... épelle le gradé dégradé par les chaleurs de la PIN, appelé en renfort
« Mais c’est pas Français ça non plus ! Hongrois rêver ! Allez, ouste au poste. Et en plus il a un prénom russe, comme le tsar de toutes les Russies »

Le nabot veut s’insurger. Quelques coups de la PIN bien placés font taire l’innocent qui croyait que son titre d’ex-candidat à la Présidence le protégerait.

Oups ! Ya de la bavure dans l’air  avec cette Police de l' Identité Nationale

13 mars 2007

Sales bêtes au salon

Imaginez un canard dans votre salon : vous n’y êtes pas !

Ya pire : de sales bêtes au Salon...

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Piffuitt le canard des chênaies était au Salon de l’Agriculture avec quelques uns de ses congénères, cols vert, blancs et bleus mélangés.

Y faisait chaud lapin et ça sentait pas bon: cette inimitable odeur sensuelle de fumier où les bouses de vaches côtoient les excréments de toute nature et les ordures qui fleurent mauvais comme une campagne pestilentielle.

Dans cette foule ya de quoi devenir chèvre avec tous ces animaux politiques qui ont déambulé toute la semaine dès potron-minet.

A  propos de minette, la dernière à miauler grave, la Chabichou du Poitoutou, avait des airs de chatte pour susurrer son programme en effeuillant une marguerite comme on effeuille un budget de l’Etat.

Elle préfère tirer la France vers le haut plutôt que le diable Hollande par la queue.

Chichille, Le vieux cheval de réforme, est aussi venu faire ripaille comme un bouc en train avant de tirer sa révérence : alezan paix, Président !

Entre deux bières , il a éructé quelques phrases fières et, entre deux gorgeons, quelques mots de cochon.

Il a aussi avalé moultes  moules, flatté quelques croupes rebondies et exploré les vallons dorés de braves pouliches.

Quant au Béat R’niais, il a fait un bœuf : il a offert de la garbure béarnaise aux journalistes qui l’on dégueulée dans leurs feuilles de choux pour pas un radis.

Il a promis, s’il était élu  prés de ses dents « p’tincon !» , de la poule au pot label rose, sans grippe aviaire, à tous les Français pour la Saint François.

Il a aussi décidé de changer l’emblème national, le coq  de Gaulle, qui le réveille tous les matins, contre  un ours des Pyrénées mieux léché par tous  les piverts galants.

Le roquet de Neuilly, taille mini, arrivé en limousine - en grande conversation avec une blonde d’Aquitaine, parée comme le grand duc Alain pas très câlin-, ne savait pas qu’il faut boire le vin quand il est tiré. Il pensait pouvoir attendre le 22, son chiffre fétiche.

Il gueulait comme une truie qui doute qu’il n’en voulait pas, parce qu’il tenait pas la colle.

Et sa cote d’abbesse dans les sondages l’alerte car il ressemble à un post-it au teint jaunâtre.

Mauvais cygne. !,

En outre il se sentait le dindon de la farce : personne ne lui  a demandé de débarrasser les travées du Salon de toutes ces racailles de faisans qui se baguenaudent en compagnie de belles poulettes tandis que de grosses dindes se trémoussent aux bras de leurs coqs de village.

Fuyant cette cohue et à dia, adichast,, Piffuitt a préféré tourner l’étalon.

Il a eu juste le taon d’éviter le paon des roues du carrosse de Le Pen hissé haut sur un cheval arabe, branlant du chef comme à son habitude, dégustant un Jésus en croix sur de belles miches et un mégret de canard , en brandissant l’étendard de Jeanne d’Arc au milieu des moutons  qui se pressaient autour de sa marine.

Piffuit a rejoint son home  sa  charmante petite caille l’attendait.

En regardant les étoiles toute la nuit, ils firent la fête comme des bêtes…