Piffuiitt est content, très content .
Son coaching a été excellent et son coaché excellentissisme…Vous en doutiez ?
D’accord, au début, notre Cyrano avait le nez un peu long: un cap , une péninsule… Il était visiblement emprunté (on n’emprunte qu’aux riches, c’est vrai !), un peu confus à propos de cet honnête d’homme en charge de la réforme sur les retraites, mais ensuite, une fois avalée cette couleuvre par le bon Pujadas, quelle audace, quel festival!!!
A propos d’audace, pas un mot sur le superjet présidentiel qui représente six fois l’économie réalisée sur la niche fiscale de ces fils de pauvres qui prétendent entreprendre des études supérieures.
D’ailleurs, dans un autre monde, Piffuitt leur répétait que s’ils n’avaient pas les moyens de poursuivre ces fameuses études comme un mirage, mieux valait qu’ils se destinent à une carrière de haut vol d’hôtes et d’hôtesses de caisses. Actuellement, il n’est pas donné à tous les jeunes sans ressources de tenir un mois avec un sac de pommes de terre (surtout quand on n’a aucune bouteille à changer) complété par un sac de riz et quelques pâtes, ravioles et raviolis.
Pour en revenir à notre interviewé vedette du soir, il nous a révèlé n’avoir jamais été « vraiment » mis en examen pendant 35 ans de carrière politique (sic !). Piffuitt était aussi ravi de constater que la gomina pouvait faire des miracles : ah ces ondulations marbrées qui se tenaient impeccables sur l’auguste crâne mordoré surplombant la cour intérieure de l’Elysée qu’aucun zéphyr ne venait troubler alors que - comble de l’audace !- le journaliste de service (dont j’ai déjà oublié le nom qui rime plus avec godasse qu’avec audace) étouffait ses questions impertinentes dans un sourire de connivence.
Piffuitt a été positivement ravi de voir comment les rares questions précises étaient transformées sous forme de réponses frappées du sceau des IVG ( Informations Vagues et Générales) qui stérilisent toute réflexion et enterrent tout débat.
Ainsi le bon peuple, qui croulait déjà sous la menace de la "Crise du siècle" (en attendant celles des neuf décennies suivantes) a appris de la bouche de notre sacré sarkolibrius que celui-ci avait sauvé le Monde et surmonté, que dis je dompté, quatre crises en deux ans :
- financière : ouf, ses fins de mois se sont améliorées avec 170% d’augmentation de sa liste civile,
- économique avec l’acquisition d’un superjet à 180 millions d’euros pour des sauts de puce d'un point à l'autre du globe,
- monétaire, car il n’a plus besoin de s’approvisionner dans les dab des Champs Elysées pour finir ses fins de moins puisque sa banquière cosmétique y pourvoit lors de dîners fins entre amis : "Vous me voyez réclamer une enveloppe ?" ( c'est vrai le papier kraft , c'est vulgaire) ,
- sociale, avec des partenaires sociaux dont il loue la coopération pour mieux leur indiquer le cap sur lequel il ne transigera pas, notamment en ce qui concerne les retraites.
Ah, si l’audace avait été au programme de cet entretien télévisé lors de cette lutte inégale entre Goliath et David, peut être aurions-nous eu droit a la révélation d’une autre crise bien plus dramatique : de nerfs cette fois ? …
Conclusion du sarkolibrius exalté comme une puce à la fin de l’envoi qui touche son hôte en plein coeur: « Je sais bien que votre métier de journaliste, que je respecte, est difficile ! »
Allez citoyens, dormez tranquilles, faites comme Piffuitt, tous ceux qui ont été ravis : au lit !

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