25 mai 2008

Numérologie

Piffuitt se porte bien merci

Il est toujours PDG de Marquis de Sade (R) agence de publicité et de propagande dédiée aux bienfaiteurs de l'humanité qui nous gavent aux OGM , imprègnent de PCB notre environnement, font inhaler de l'amiante à nos poumons et nous confisquent le pétrole.

Un de ces nouveaux dictateurs vient de consulter notre éminent canard pour prendre et conserver le pouvoir.

Il recherche des recettes infaillibles, des gris gris grisants, des guili-guilis gouleyants, des formules magiques pour tenir le plus longtemps possible puis établir une dynastie républicaine et démocratique qui défie le temps et les critiques voués à sa perte.

Problème posé à Piffuit quel nombre magique choisir?

Piffuit a donc mis toutes les cervelles d'oiseaux qui l'entourent à contribution et, finalement, il a trouvé une chouette idée qu'hibou quand il est chaud.

Il a procédé par exclusion:

le 2 est celui des religions de l'Orient avec le ying et le yang,

le 3 est réservé aux pénitents de la chrétienté avec sa sainte trinité,

le 4 est dédié aux impénitents joueurs de belote,

le 5 est le chiffre fétiche de l'islam, et le Coran n'a pas d'alternative

le 7 c'est pour le septième art et un canard ne fait pas de concurrence à Cannes,

le 8 est le chiffre de l'Empire du Milieu qui tient à organiser les jeux le 08/08/08,

le 9 est celui de l'aimable birman Than Schwe qui vient de récolter 11 milliards de dollars après avoir fait chanter l' Onusien Ban-Ki-Moon et refondu son système monétaire avec des coupures de 9, 90, et 900 et noyé son peuple sous un déluge d'indifférence,.

Zéro c'est pour Karl

Le number 1 est alloué, seigneur de toute éternité, à notre Président qui ne sait d'ailleurs pas compter au delà et le conjugue "Un, Moi, Je", évidemment.

Tout bien pesé ce sera donc le 6 , accompagné d'une chanson à la gloire du 6 qui sera la scie de l'été prochain. "Oh,si, dis mois 6!..."

13 juillet 2007

Des boches à dix sous

En voilà un qui débauche à tour de bras alors que son prédécesseur préférait dissoudre en jouant petit bras.

L’ancien Président, dit-on, nageait dans la débauche et festoyait lors de bacchanales tant il se complaisait au stade oral..

On  se croyait tranquille avec le nouveau  puisqu’il ne supporte pas l’alcool et l’a fait savoir au monde entier en portant un toast à Poutine.…

Notre nouveau président fait très fort et montre qu’il ne manque pas d’air : il fait preuve d’une débauche d’énergie pour débaucher tous les amateurs de maroquins et les transformer en godillots de luxe.

Entre celui qui débauche pour pas cher et celui qui dissout à bon marché que reste-t-il de la démocratie ?

A droite on s’étrangle devant les embauches de ces satanés pachydermes à l’épiderme si tanné que les piques de leurs amis gauchos ricochent sur leur dos  ronds et leur concupiscence de menteurs séniles, mais ils démentent, ces nuls !..

Quand sont débauchés les cadors de la gauche caviar pour en faire des cabots de la droite viandarde, la gauche se dissout elle-même  dans la bourde caustique. Naturellement les missions à effet de cerfs font beaucoup de cocus…

Bientôt, il ne restera plus dans notre raie publique coupée en deux hémisphère décérébrés , quand tous les opposants seront dissous  pour dix sous dans ces débauchages à l’emporte pièce, que la mémoire de la démocratie qui  nous sera comptée à dose homéopathique.

Comme pour la mémoire de l’eau de l’inénarrable Benveniste .

Nous conterons alors à nos enfants  un joli conte de fées où le preux chevalier à la triste figure descendant des Carpates,  bardé de tous ses boucliers , a dissous tous ses ennemis avec ses mictions magiques.. .

10 mars 2007

Halieutique en stock

Nos hommes politiques parlent bien, je dirais même mieux :

- comme le capitaine Haddock le bien nommé pour cette note salée qui sait ce que pêcher veut dire - ils causent encore mieux !

Publigande_piffuit_halieutique110307

De temps à autre un mot leur échappe, un gros mot rue dans leurs océans de lieux communs, comme ce fut le cas relais sur France 2 jeudi soir : « Nos ressources halieutiques s’épuisent… », dixit Nicolas sans culot.


La pauvre Arlette Chabot, médusée,  le micro dans le jabot, et muette comme une carpe, a failli s’étouffer. Et puis,  elle s’est décidée à demander aux deux nigauds, pardon aux deux Nicos,  celui qui est pas très chaud pour aller se baguenauder  du côté d’ Argenteuil et celui qui ne veut plus aller en campagne du tout, ce que ce terme « halieutique » voulait dire.


Piffuitt a immédiatement enquêté sur une cinquantaine de ses canetons, étudiants en licence de lettres et étudiants commerciaux dans une école hitec (Hautes Idées Totalement En Conserves) .


Halieutique, du tac au tac, même pas de toc, aucun de ces toqués suceurs de tuc ne savait.


Au bout d’une trentaine de secondes  de silence, de mines effarées,  d’yeux de merlans frits et après de vaines stimulations et  encouragements du style : « Alors, bande de petits navires qui navets jamais navigué!  ».


Enfin,  après avoir haussé le thon, donné le La et une clé de sole, et avant d’entonner l’air de Rouget de Lille, l’une d’entre eux a eu un éclair d’Eugénie pas très grandet :

    « Euh ? la pêche ? Monsieur !»


    Bingo !!!


    Eh oui ! chère Arlette, vous n’aviez pas l’anchois : sur 5 millions de téléspectateurs qui zyeutaient l’émission, ces raies comme des sardines, peut-être une centaine a pu comprendre le discours des deux dadais qui  s’envoyaient à la figure le pacte écolo que l’autre requin foulait aux pieds…


    Le développement durable n’est pas encore dans les mœurs et la connaissance de la dérive catastrophique de notre planète bleue est plongée dans les profondeurs de l’inconscience collective.


    Heureusement,  y'a de l’espoir : on rencontre encore quantité de maquereaux  et de morues au Bois de Boulogne !…

    18 décembre 2006

    Le respect du détail

    Piffuit a failli s'étrangler qund il a entendu la déclaration télévisée suivante, aussi stupéfait qu'une cane qui va à vêpres::

    « Adolf Hitler  dont l’élection démocratique est incontestable est donc digne de respect », dixit notre présidentiable N°1  devant un journaliste opinant du bonnet sans branler son chef, donc aussi digne de respect qu’inébranlable dans son écoute brouillée par la stupeur : aussi condescendant  qu’en montant pour encenser le zélateur de celui qui fut l'auteur d'un "détail" de l’Histoire.

    Rajoutons que les élections d’Amine le dadais Iranien, Moucharaf le pakistanais atomique, Amine Karzaï l’Afghan de boxe,   sont  tout autant dignes de respect ainsi que celles  des chefs  de guerre (lasse) qui se déchirent  les dépouilles du Moyen Orient sans se presser.

    Aux cotés de Pinochet, l’élection de Poutine, dopée au cocktail polonium-vodka, est aussi naturelle et respectable qu’une bataille de polochons dans une chambrée de garnements en folie.

    Dans ces conditions, l’arrivée au pouvoir en France de Jean Marie Le Pen  hisse ce dernier, sans viagra, par la même voie orale et démocratique dans les annales, et via  (maigre cette fois) ce genre de sophisme,  au faîte de la respectabilité.

    Si donc les critères d’élection (dont on voit aussi les vertus au Congo, en Somalie ou au Vénézuela) et de démocratie conduisent à conforter l’idée de la démocratie et à consolider sa pratique, il est grand temps de remettre en cause la validité de ces concepts mortifères.

    En fait, l’on sait comment celui de démocratie  a été fondé : sur l’exclusion des femmes et des citoyens et dans l’ascension au pouvoir par des magistrats élus dénommés  « tyrans ».

    Depuis lors, tout se passe comme si cette faute originelle avait été gommée par l’usage et les vertus de l’arrêt public des inégalités lors des promesses électorales par les candidats aux différents mandats de la République.

    Or, la réalité dépasse cette vision occulte (bel oxymore) pour nous donner une démocratie monolithique  (encore un) et des érections au pouvoir  (n'est-ce pas Bill?) de despotes sacrés par une élection dont une récente palinodie, médiatisée à l’envi,  vient de vanter les vertus pour que les jeunes des banlieues puissent enfin se faire entendre.

    Ce sont bien les seules voix, celles de ces jeunes aux prochaines élections, qui resteront à jamais muettes, celles aussi qui -probablement- méritent le plus de respect.

    25 juillet 2006

    Palestine : c’est de l’hébreu

    Oui, pour ceux qui s’interrogent sur l’embrasement actuel, ils ont une pale estime d’Israël

    .En fait c’est Bush qui tire les ficelles depuis longtemps

    Voici l’explication proposée par une thésarde qui a passé plusieurs années aux USA pour enquêter

    Tout le monde connaît les crises de foi(e) de G.W.B. tiraillé entre son whisky préféré et son évangéliste qui dirige sa conscience .

    Ya vraiment des mots qui n’en ont pas,  et qui méritent pas cette première syllabe d’infâmie !

    Or donc, pour cette jeune docteur en sociologie américaine  George profonde  (son petit nom dans les bars qu’il fréquente) est persuadé et a persuadé son entourage, et bien sur sa Condy en sari  adorée que la Palestine devait être à feu et à sang .

    L’Irak devait être l’étincelle permettant cet embrasement.

    C'est donc bien parti pour l'explosion finale tant attendue par ces adorateurs du petit Jésus quand il était grand.

    Derrière le discours officiel « nos chars apportent la démocratie dans la région », il fallait tout faire pour que la Palestine explose et les cent morts actuels par jour en Mésopatamie sont la norme pour y parvenir.

    Le Hezbollah a été armé, conseillé et a attiré les élus de Yahvé dans le  piège .

    Yapuka laisser filer sous la houlette de l’ayatollah iranien .

    Pourquoi donc ce scénario catastrophe élaboré avec froideur et détermination ?

    Pour une raison très simple que, dans ses nuits de beuveries et de cogitations mystiques, son révérend diabolique lui a soufflé : c’est la seule possibilité pour que le Messie, Jésus, le fils de Yahvé, revienne sur terre et sauve ceux qui auront choisi de l'idôlatrer!

    Naturellement vous ne verrez pas cette version dans les media et notre thésarde restera ignorée jusqu'au retour de  Jésus.

    Auparavant la planète aura  fondu,  des millions seront morts de faim, de soif et de sang….

    Qui sauvera de la folie ce bienfaiteur de l’humanité. ?

    21 juin 2006

    Einstein, deux tu l'auras

    Encore une histoire quantique

    Heisenberg le grand maître de la physique quantique est bien connu de tous les communicants par son aphorisme  qui est à la base de leur art « un arbre dans la forêt ne fait du bruit que s’il y a quelqu’un pour l’entendre ».

    Celui-ci est d’ailleurs devenu l’axiome fondamental de la publigande :  « une idée (livre, événement, programme électoral)  ne fait du bruit que s’il y a des medias pour en parler ».

    Quand, lors de son enseignement à l'université, ce savant ( ou un de ses collègues, Niels Bohr ou un autre)  traçait un axe de coordonnées au tableau -noir à l’époque-,  il se baissait toujours en passant dans le prolongement des droites qu’il venait de tracer en disant: « on ne sait jamais, le virtuel peut parfaitement exister dans un autre monde et la courbure du temps peut provoquer une « singularité , une bizarrerie,  et  intervenir maintenant .Ce  trait devient alors une flèche qui vous frappe en plein cœur » !

    Imaginez les profs de maths dans les lycées sélectionnés pour leur résistance à la sciatique et aux courbatures !…

    Ainsi, quand Piffuit conduit, il a toujours peur de heurter un véhicule qui, pris dans ce même phénomène singulier serait encore virtuellement à l’emplacement où il se trouve. Dans ce cas,  l’accident serait  inévitable. L'espace, comme l'eau, conserverait la mémoire des objets qui auraient séjourné antérieurement ou postérieurement....

    Imaginez la mine des pandores quand vous devez leur expliquer le crash :  « j’ai heurté un véhicule virtuel, mais qui n’est plus là, et  le sang sur la chaussée appartient à des inconnus qui sont quelque part dans une singularité de l’espace-temps  !... Quant à moi, tout va bien,  je n’ai rien car la courbure de l’espace-temps  a repris ses propriétés » !

    Quant à votre conjoint qui vous voit revenir avec trois ou  quatre heures de retard, le volant entre les mains, essayez de lui expliquer que vous avez échappé à un accident virtuel.

    C’est encore plus cocasse si l’explication de cette casse s’adresse à votre patron alors qu’il s’agit d’une voiture de la société,  accidentée contre ..  rien.

    C’est pourtant ce genre d’histoires improbables , intitulées « promesses électorales », que nos présidentiables vont essayer de nous faire gober jusqu’à l’élection de 2007.

    Moralité : un bon Einstein vaut mieux que deux vauriens.

    20 juin 2006

    Politique quantique

    La physique quantique révolutionne notre façon de penser traditionnelle.

    Chacun sait qu’elle régit le monde de l’infiniment petit.

    Ainsi au cœur de la matière, le noyau est entouré d’électrons dont on ne connaît jamais la position exacte.

    Un électron peut être ici et ailleurs. Piffuit les compare à des furets : ils sont passés par là, ils repasseront par ici mais, il ne sait jamais prédire ni quand ni où exactement.

    Un autre élément important : dans cet univers aléatoire, il existe des constantes, celle de Planck notamment. Le lecteur en verra l’importance plus loin.

    Les enseignants, par exemple, ont  pu connaître des phénomènes  paradoxaux analogues. Ainsi: leurs élèves sont souvent présents physiquement mais psychologiquement ailleurs, sans jamais pouvoir être précisément sûrs où ces chères têtes blondes en sont de la compréhension d’un cours. Chacun a pu s’en apercevoir lors de ces longues études fastidieuses « Alors, Didier, tu rêves ? - Oh, non Msieur ! »

    Un autre exemple dans le couple :  le fameux « Dis, tu m’écoutes chéri(e) ? ».

    Elle est en train de d’admirer le séchage de son vernis à ongles dans un espace-temps indéfini, alors que lui se demande comment il va justifier, par un séminaire de stratégie marketing, son prochain week-end hors du foyer conjugal. Ni l’un ni l’autre ne savent dans quel état de pensée l’alter ego se trouve

    La politique gouvernementale répond à ces mêmes phénomènes quantiques.

    On ne sait jamais vraiment quand nos ministres travaillent. De temps en temps le premier d’entre eux tire de son chapeau une loi.

    C’est là où la constante de Planck, citée plus haut, intervient : pour le CPE comme pour la fusion de GDF avec Suez : sans concertation.

    Le résultat est toujours le même : rejet du projet.

    L’électron libre Sarkozy a su profiter de l’intérêt porté par les députés pour la Coupe du monde de football pour faire passer sa loi sur la sécurité alors que, dans le même contexte,  le premier ministre a réussi à faire éclater le noyau du groupe UMP qui devait constituer sa force. La physique nous apprend qu’il y a alors libération d’un certain nombre d’électrons libres et de beaucoup d’énergie, ce que chaque député UMP s’efforce de  démontrer par des déclarations pleines d’énergie.

    Où en est notre premier ministre ? Nul ne le sait. Il est quelque part tout simplement, dans l’infini du ciel,  sur une orbite indéfinie.  La probabilité statistique qu'il  rencontre des électeurs (autres électrons libres) en 2007 devient de plus en plus proche de l’infini ou du zéro.

    Ainsi, même en politique, les phénomènes quantiques tendent à remplacer les cantiques à la gloire de nos gouvernants et les suppliques aux citoyens.

    Ce qui tend à démontrer que nos élus sont passés du monde du sensible, concernant la vie réelle de chacun, au monde de l’infiniment petit.

    Ubu ajouterait qu’ils vont dès lors être aspirés par le siphon impitoyable de la grande lessiveuse cosmique.

    Des comiques lessivés dans le néant de leur ego.

    12 juin 2006

    L' inculte du Moi

    Aliboron, mon chéri

    Je suis heureuse de voir tes énormes progrès !

    Maintenant tu n’as plus peur d’écrire ; c’est une bonne chose .
    C’était le  cas d’Edith de  Nantes qui, pour séduire le roi Louis XIV lui envoyait des libelles qui le faisaient hurler de rire.

    Auparavant la belle de Cadix écrivait à Charles VII, roi des Gaulles  pour lui demander la grâce des huguenots qui voulaient protester. Ce fut la saint Barhélémy en guise de  traquenard.

    Tu vois, il est facile d’écrire un bon français et la connaissance de l’histoire est un atout pour réussir dans la vie,  surtout en politique comme le montre bien le petit Nicolas qui confond encore l’histoire des Huns avec celle de la France, à cause de ses origines, et découvre avec stupéfaction celle de la magistrature. Le sang d’Attila qui coule dans  ses veines le rend dès lors sensible au sort des immigrés.

    Il vaut donc mieux être de sang royal pour être élu président de la république tant les Français aiment la monarchie depuis Charlemagne, qui a précédé Charledegaule,  lequel a donné le sceptre à ce cher Chirac

    La deuxième condition pour bien écrire, et surtout pour bien parler, est de ne tenir aucun compte du contenu de ce que tu dis. En outre, si tu émailles ton discours de références  savantes, que personne n’ira vérifier, alors tu te feras applaudir.

    Troisième  condition, lors de tes allocutions publiques, nomme une tête de turc, qui n’est évidemment pas celui à qui tu t’adresses, mais dont l’évocation va aussitôt te faire aimer de ceux qui t’écoutent.

    Ainsi si tu parles à des Français, stigmatise les immigrés qui envahissent le pays .

    Personne n’ira vérifier les statistiques et la stabilité du phénomène depuis des décennies.

    Si tu parles à des juifs, dis tout  le mal que tu peux des arabes et vice versa. Ca marche à tous les coups.

    Quand tu vois des immigrés, des pauvres, des sans papiers, des sans-grades, les gamins abandonnés des banlieues,  tu leur fais miroiter  la grandeur de la France éternelle et leur rappelle qu’ils ont la chance ineffable de pouvoir trimer toute leur vie pour des clopinettes dans le pays des droits de l’homme que le monde entier nous envie.

    Si tu parles à des riches, qui étaient antis avant d’être nantis,  tu peux oser parler des "pauvres blancs" qui votent n’importe comment, pour les extrêmes et même pour une égérie bien légère.

    Rends  toujours l’autre étranger et responsable des malheurs de ceux à qui tu t’adresses.

    Donne à tous le choix entre: voter pour toi ou s’exiler.

    C’est la meilleure façon de rassembler le maximum de suffrages sur ton nom.

    Enfin, quatrième condition importante pour toujours avoir raison face à n’importe quel interlocuteur : tu affirmes n’importe quoi sous une forme de question comme :

    « Pouvez vous croire un seul instant que je suis homme à  laisser les choses en l’état ? »

    Ainsi rassuré par la réponse affirmative qu’il se fait à lui-même suite à cette interpellation,  l’interlocuteur est alors prêt à tout gober :

    « En conséquence, voici ce que je vais faire… ».

    Garde bien sûr à l'esprit que les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

    La carte n'est pas le pays et le slogan "votez pour moi" n'a jamais incité son auteur à appliquer son programme.

    En résumé peu importe ton  orthographe pourvu que ce que tu racontes comme une fable, dont les enfants et les plus grands sont si friands, ait une musique qui plaise aux oreilles de ton auditoire !

    Mon chéri, je t’embrasse.

    Pour répondre à ta proposition, gommons nos différences, car comment pourrais-je faire autrement que t’attendre ce soir à 20 heures à l’entrée du cinéma ?

    Ta Canisse qui t’aime

    09 mai 2006

    La venus royale

    Elle est  belle, est sympa, elle est encore jeune, elle est toute fraîche. Tâtez en et vous m’en direz des nouvelles…On croirait entendre mon poissonnier vanter sa morue et mendier une aumône…

    Elle se promène sur une large avenue royale sous le regard admiratif des badauds qui font du lèche vitrines, reluquent les soldes, fantasment sur les joyaux inaccessibles de la couronne.

    Au loin l’Arc de triomphedressé en l’honneur du vainqueur. Il se profile encore indistinctement dans la brume de ces matins de printemps lors desquels les belles fleurs inconscientes, croyant avoir l’avenir devant elles ne durent que quelques journées.

    L’espoir est là alors que les adversaires pataugent dans le Rubicon et son courant glauque. . Multicolores et éclatantes, admirées de tous,  le charme de ces orchidées d’exception  s’évanouit en quelques journées pour céder la place à des espèces moins séduisantes mais plus résistantes aux crocs des alligators tapis dans les marais.

    Avant d’atteindre cet arc de  triomphe,  il lui faut souscrire au rituel républicain et surtout relever le défi proposé pour le mériter.  Trucider ses rivaux et rapporter les dépouilles de cinq mille ennemis qui sont en fait les fantassins sacrifiés à ses pieds pour qu’elle puisse  accéder au piédestal convoité.

    Or les vieux briscards qui l’entourent sont tous debout, mâchant leurs slogans de sempiternels machos en attendant le congrès de novembre qui doit tomber, comme les têtes qui  y sont dédiées, aux alentours de la Saint Barthélémy.

    25 avril 2006

    Tchernoblaye

    Nucle

    Piffuit s’est fait clouer le bec. Il  revient à la charge concernant Tchernobyl qui a été un immense mensonge  partagé par tous les Etats et notamment en France. Cette omerta  continue toujours, 20 ans après, la lave radioactive enfernée sous la centrale menace la sécurité en Europe alors que cette catastrophe  a coûté une fortune et contaminé des millions de personnes.


    - Alors Piffuit toujours en pétard ?


    - Oui, je t’explique si tu veux bien m’écouter aujourd’hui…Tu connais Blaye et sa centrale appelée Tchernoblaye par une association de riverains ?


    - Oui, ça se prononce comme ail,  et alors ?


    - Et alors, aïe, aîe, aïe,  cette centrale de Blaye a été construite sur des marécages et sur une couche de sable qui les comble…


    . C’est très bien cela, ça ne gâche pas les bonnes terres…


    - Certes, sauf que des études montrent que cette centrale, à cause du sable qui fuit  vers la Gironde avec le ruissellement des pluies, s’enfonce de quelques millimètres chaque jour.


    - Rien de grave…


    - C’est ce que dit le discours officiel ! A chaque marée le sol est creusé davantage et lors des grandes marées, celle de 99 en particulier, avec la forte  tempête du 26 décembre, l’eau de la Gironde a envahi le centrale puis a étét rejéetée  . Celle-ci a d’ailleurs été arrêtée à plusieurs reprises depuis lors à la demande de l'agence spécialisée qui a publié des rapports très inquiétants et voudrait sa fermeture totale.


    Personne n’en a rien dit, même pas le journal local.


    Exact !  C’est l’art de la publigande :  seul existe ce que disent les medias !


    - Piffuit je vois que tu connais tes classiques !


    - Oui, mais sais-tu ce que donnent les relevés scientifiques faits par les labos spécialisés chaque mois ?


    - Non, dis moi tout…


    - Eh bien,  tous les deux kilomètres, on effectue un échantillonnage de la faune et de la flore dans l’eau de la Gironde...


    - Ah oui, c’est bien cela !


    - Eh bien,  tes potes scientifiques  ont relevé un certain nombre d’anomalies qui ont même été publiées par un éditeur spécialiste de la normalisation…Et tu sais ce que chacun peut lire sans qu’aucun démenti ait été publié depuis ?…


    - Euh, non ?


    - Le phytoplancton  (ce magma nutritif mangé par les petits poissons qui sont eux-mêmes mangés par des plus gros, etc) est en train de disparaître à certains endroits de l’estuaire et avec lui toute la chaîne alimentaire...Et le plus grave, ce sont les mutations génétiques qui sont constatées. Ainsi, par exemple, ils ont trouvé un crabe à une patte…


    - Inquiétant en effet..


    - Donc, imagine si cette centrale a un accident, Bordeaux est situé à une trentaine de kilomètres à vol d’oiseau. Pfuit, rayée de la carte ! Non pas moi, la région.. Sans compter les bourgades environnantes et tout ce qui se trouve dans un rayon de cent kilomètres, de Royan à Bergerac via Libourne en passant par Saintes et Angoulême au nord, jusqu’à Dax et Mont de Marsan au sud, Marmande, Villeneuve au Sud-est… Finis le cognac, le bordeaux, la tomate,  les pruneaux et le foie gras !


    - Piffuit tu me fais peur !…


    - Rassure-toi, tout va bien, l’ordre règne en France mieux qu’ en Urss, du temps de Gorbatchev . Le silence radio  a été  instauré et verrouillé ! La directrice de la centrale a pris soin de nommer un chargé de communication pour rassurer les populations !


    Elle-même a été nommée directrice générale.