26 novembre 2006

Coloscopie

Il est des thèmes dont les medias ne parlent  guère. On peut même affirmer qu’ils sont l’objet d’un des tabous des plus stricts et Sigmund avait bien raison de dire qu’un tel thème est tabou. Or certains de ces sujets concernent la vie de tous les jours, sont l’objet direct ou indirect selon leur position dans le phrasé venté de leurs auteurs, des plaisanteries les plus grasses comme des discussions les plus intimes.


Piffuit, en tant que directeur général en chef suprême (les internautes  avisés remarqueront qu’il a encore monté en grade) de Marquis de Sade ® a donc décidé de lever le voile, pudiquement dans un premier temps, sur l’un de ces tabous totémisés par les censeurs de notre médiacratie pudibonde. C’est la vocation de ce cabinet (le bien nommé pour une fois !) conseil en marketing poli-tique dédié à la communication de la raie publique  (on  touche au but) qu’il dirige, d’aller à contre-courant du convenu, du consensuel, du con tout court, car la contrepèterie fait partie intégrante de son fonds de commerce et des sources de rire les plus répandues, pas seulement dans les corps de garde ou les gardes du corps, mais dans chacun des corps constitués qui nous entourent.


Avec l’aide  de bons auteurs, de C.F. Mercier de Compiègne en particulier, il a donc décidé de rappeler quelques informations scientifiques et pétri son propos de contrepets souriants, d‘aimables pitreries et de paisibles analyses.


Jugez plutôt : « Il y a trois causes principales à la variété des sons : la matière du vent, la nature du canal et la force du sujet. Si la matière du vent est sèche, le son  est  clair. Plus elle est humide, plus il est obscur . Plus elle  est égale et de même nature, plus il est simple ; plus elle est hétérogène, plus il  est multisonore . Si le canal est étroit, le son sera aigu ; s’il est large, le son sera grave. Il est donc clair que la différence des sons naît de la différence des causes


Quand l’auteur rajoute que « la preuve résulte de la grosseur ou de la délicatesse des intestins dont l’inanition ou la plénitude influe beaucoup sur le son »,  le lecteur aura compris que Mercier de Compiègne fait l’éloge du pet. Il pourra alors dormir en paix et, sous les draps  ou en bonne compagnie, se livrer à son jeu favori et régaler la galerie. Pets ris, pets si, ventileront certains.