Qui prétend que la violence à la télévision, celle des jeux sur console et sur internet, n’a pas d’influence sur le comportement des enfants et des adolescents ?
Les faits récents démontrent le contraire outre les chiffres et les experts qui contredisent des idées simplistes archifausses largement répandues par les medias pour nous proposer davantage d’hémoglobine et de terreurs en tous genres.
Non, les enfants ne sont pas des anges.
Pourrait-il en être autrement alors que notre Président traite un paysan de "sale con" et se laisse aller au chantage à l’égard d’une présentatrice de télévision devant près de neuf millions de télespectateurs ?.
Comment penser autrement alors que les manuels d’histoire ne nous content que des guerres et des atrocités commises par tous les bienfaiteurs de l’humanité d’Attila à Adolf en passant par la Saint Barthélémy et les exploits sanguinaires du Petit Caporal à travers toute l’Europe jusqu’à sa fatale Bérézina, sans parler du Chemin des Dames, de Verdun et d’Hiroshima, de Dien Bien Phu, d'Alger et de Saigon?
Evidemment les kamikazes de Kaboul ou de Bagdad passent pour des amateurs d’une banalité affligeante. Ils sont désormais passés sous silence aux côtés de la sauvagerie des délocalisations ou des exploits des traders qui raflent 94 milliards d’euros de bonus aux Etats Unis pour l’année de crise 2009.
Non, la vérité ne vient absolument pas de la bouche des enfants comme les juges l’ont cru aussi naïvement que tragiquement à Outreau.
Non au dicton « petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis ». En effet, les risques s'amenuisent avec l'âge.
Fait inquiétant, un jeune sur trois, voire un sur quatre, aurait déjà été la cible de harcèlement électronique, et un sur cinq déclare en avoir été l'auteur : par courriel ou par SMS, sur des sites Web, des forums ou via des portables munis d'appareils photo et connectés à Internet.
Pour Benoît Galand, « La cyber-intimidation n'est que la version Internet de conduites repérables ailleurs ».dans la société, à l’usine comme en famille, dans les manuels d’histoire ou à la Une des journaux.
Dans les cours d’école, le harceleur et sa victime, se connaissent et fréquentent le même établissement. « L'agresseur ne se contente donc pas d'attaquer sa proie sur le Net, mais la Toile lui offre une caisse de résonance formidable. Les cyber-intimidateurs les plus acharnés n'hésitent pas à bâtir un blog sur le Web pour dénigrer leurs victimes. Le cyberbullying fait d'autant plus de ravages qu'il n'est pas limité dans le temps. »
Plus tard ils continueront leurs exploits quand ils auront des responsabilités d'encadrement. Le harcèlement comme le stress ne sont donc pas près de baisser à la Bourse des démons et merveilles machiavéliques de nos organismes de travail.
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