27 août 2006

Y'a de quoi devenir chèvre!

Piffuit vient de rencontrer une drôlesse de cane.

Elle s’est mise en tête de féminiser le vocabulaire français. 

Elle lui a fait une superbe expositionne avec une tenue vestimentaire ad hoc qui allait bien avec sa féminité: veste et pantalon.

Gloire soit ainsi rendue à Marion, que j’appellerai donc pour répondre à son vœu Marionnette.

Continuons avec sa pedigrée ou de force .

Marionnette P. se veut la brasse droite d’un cacique du parti socialiste et elle s’intitule maîtresse de conférences de sociologie dans une universitête de province.

C’est ma femme, comme dirait l’inspecteur Columbo, qui va être contente quand je lui avouerai que j’étais en relation  avec cette maîtresse qu’est pas la mienne.

Pour gagner sa lutte finale pour la féminisation de la langue française,  faut pas se contenter d’ajouter une  e (tête de ) à la fin des  mots habituellement masculins pour les convertir en féminine, ou des e sur le plat des mots pour les traduire en gonzesse.  On ne peut donc plus dire « au féminin » puisque c’est masculin.

En ce qui concerne l’anatomie on ne peut parler du cul mais de la cule quand il s’agit de cette partie rebondie où la main de l’homme aime tant s’aventurer mais où, comme dirait Alexandre Dumas, il n’a jamais mis les pieds.

Dans cette exploration de la nouvelle femme, les seins deviennent des seines et profitent aux touristes de Paris-Plage  qui les matent sous les souteneuses de gorge pigeonnantes.

Pour les mecs, la drague peut  commencer par une phrase qui a un drôle de look :  « t’as de belles yelles tu sais ! », et continuer par des déclarations plus intimes lors des confessions sur l’oreiller :«  j’aime tes chevelles brunes qui descendent jusqu’à ta pubise et tes fines doigtes embellissent tes maines menues » .

Vous pouvez aussi vous extasier :«  Ah les belles épaules en pierre d’albâtre sur ta belle corpe d’athléteuse ! »

Autre bonne nouvelle : finis les slips minimalistes,  les caleçons indigents et les dessous sans dessus au profit de culottes affriolantes, de vaporeuses combines et de coquines brassières.

Reste à rénover le langage. Voici donc la contribution de Piffuit pour enrichir la vocabulaire dans une nouvelle dictionnairette  (à choisir de préférence à encyclopédie) avec la liste suivante, traduite de façon féminine et à laquelle les lectrices pourront rajouter leurs recettes.

Reconnaissez les autres traductions de mots courants pour les officialiser dans  vos discourettes (de préférence à allocutions) : amateuse, auteuse ou autrice,  baveuse, conflictueuse, délictueuse,  docteuse,  entôleuse, gendarmeuse, litigieuse , cafteuse, décideuse, émulette, fouteuse, fumeuse, goûteuse, mateuse, matelote,  marine,   mersévère, mersifleuse, vindicateuse.

Ah , Marionnette j’allais oublier la qualité  qui te va  le mieux: chieuse..

Souhaitons qu’aucune merturbatrice à la charme conquérante n’ interrompra une prochaine réunionette pour se montrer une vraie mèche en revendiquant la pouvoire  qui la rendra chèvre de projette ou d’une servitude.

Eh oui, faut s’habituer à cette féminisation si, d’aventure, la Ségolène Royale remporte la mise aux prochaines présidentielles !

Reste plus que neuf mouises avant l ‘échéance.

22 avril 2006

Poche de claques!

Les journaleux suivent des cours spéciaux  pour trouver des titres choc .

Une fois trouvé le titre, reste à accommoder les événements de l’actualité, vomis par une ligne de l’AFP, au jeu de mots réalisé dans le titre. Exemple

Quand l’actualité de Paques est moribonde avec la mort du CPE, faut quand même appâter le lecteur et scorer à l’audimat.

Le titre « Cloches de Pâques » n’est pas très vendeur et si « une info est une rupture » avec ce que le lecteur sait déjà, c’est loin du  scoop. Cependant faut rester en contact avec le calendrier et lui faire un clin d’œil pour que tout le monde comprenne

Essayons donc l’anagramme POCHES DE CLAQUES ou Claques de poche
On prend les mêmes lettres et la même sonorité et cela donne le titre d’un fait divers.

Reste à lui donner du corps. Par exemple :

A Roubaix, les familles se réunissent pour le jour de Paques et célèbrent la tradition à leur façon . Les enfants  se cachent dans le jardin, dans les massifs de fleurs, derrière les arbustes, dans les buissons ou  en haut des arbres.

Quand les parents les trouvent, ils leur mettent une paire de claques et certains vont même jusqu’à leur remettre une poche de claques. Les enfants hurlent et les voisins rigolent. : bien fait pour  eux, ces sales mioches braillards !

Un jour, l’un d’entre eux  (le mioche ou le voisin peu importe) porte plainte (chut, il door).

Les gendarmes enquêtent et les magistrats du Nord dont on connaît maintenant la compétence et la subtilité du psy qui les sert depuis un certain carnaval médiatique, officient un peu ou trop parfois.

Les enfants sont auditionnés et une question en amenant une autre :

« Tes parents t’ont frappé, n’est ce pas mon petit bonhomme ? » demande le binoclard.

- Euh oui » répond le gamin

«  Et , est ce qu’ils ne t’auraient pas touché par hasard ? »

- Euh  non, pas par hasard, plutôt par là,  Msieur

- Là, par exemple  mon petit ?   dit le binoclard en montrant un doigt bien ongulé

- Euh, oui peut être, mais son doigt était plus gros que le vôtre »

- Donc tu confirmes :  ils t’ont touché avec des mains pleines de gros doigts , c’est bien çà ?

- Euh, Oui Msieur…

- Combien de fois ? Une fois …deux fois… »

Le temps que le gamin récite les chiffres qu’il a appris, l’interrogateur a déjà compté jusqu’à dix et  il entend le gamin dire « oui c’est cà ! ». La roue s’arrête comme au keno.

« Donc c’est bien cela, au moins dix fois, peut-être plus… »

Et alors la mécanique s’emballe. Entre le flic, le magistrat et le psy le gamin a apppris à compter jusqu'à trente, quarante ou cinquante. Les journaleux reprennen le scoop.

On vient d’en voir le résultat dans deux affaires récentes.

Stupide me direz vous ? Voyons voir !

Avec le titre « Cloches de Pâques » l’histoire eût été  légèrement différente mais tout aussi stupide. Par exemple :

A Douai, les familles se réunissent pour le dimanche de Pâques et cachent dans les massifs de fleurs, derrière les arbustes, dans les buissons et en haut des arbres des œufs de Paques  distribués par les cloches retour de Rome. C’est en tout cas ce que l’on fait croire aux enfants qui se précipitent pour trouver les œufs

Cette histoire est-elle moins stupide et plus rationnelle que la précédente ?.

On pourrait aussi essayer un autre anagramme : Cloques en poches. Vous imaginez ?

Non, n'insistez pas ce sera pour une autre fois!

Ce serait encore une autre histoire. Aussi lamentable que les histoires précédentes et beaucoup moins rigolote que la dernière et pourtant bien réelle

La morale de ces histoires de titres : yena qui méritent vraiment des claques !

16 avril 2006

AFFRE D'EMPLOI

En ces temps de chômage, le service recrutement  de Marquis de Sade®, dirigé par Piffuit, docteur-ès-canes,  se met en quatre (le seul canard à qui on peut casser trois pattes )  pour faciliter l’insertion professionnelle de deux petits jeunes  ( au siècle dernier) qui le valent bien;. Malheureusement, à cause de son abrogation inopinée et totalement indépendante de leur volonté, ces deux candides ( ah !) déjà  pensionnés (naguère) ne peuvent bénéficier des avantages du CPE.

Nous lançons donc un appel  pat et tic à nos lecteurs pour, dans un grand élan  de solidarité, sauver la mise érable  (plan d’épargne retraite de notre sponsor habituel, une grande banque générale) de ces deux chênes généralistes qui ne peuvent être abattus comme de vulgaires lapins ou comme de vils pins des landes un jour de tempête en ces temps de bourrasque sociale.

OFFRE N° 1 : TRES URGENT

Premier mine triste, peu servi, jamais élu,  spécialiste du chômage  des jeunes, généreux pourvoyeur des Cauchemars Présidentiels Extravagants,  expert en dialogue version 49.3,  cherche emploi international de préférence pour saborder sans vergogne  tout projet d'envergure: invasion de l’Irak, CPE, Clémenceau, loi anti-tabac, TVA à 5,5% pour la restauration, plomber l’économie et offrir une pelote de laine royale à ses adversaires.

Offre look indémodable, cheveux gris et phrases à rallonges pour oraisons funèbres et faire plonger l’audimat de tout JT de 20 heures qui ose une interview.

Signe astral : arbre à palabres ascendant ver à soie.

15 avril 2006

Cà dit queue ni tête

Interviewé par Piffuit, le Marquis de Sade se lâche après quelques mondanités. Il fait part de son étonnement sur l’ampleur pratique qu’a pris son œuvre messianique dans le monde actuel.

Piffuit

Ah vous revoilà Marquis. Vos héroînes sont dures aux mâles...

MS

Oui, vous pouvez le dire, les héros que j’ai décrits n’étaient pas des enfants de chœur ! C’est pour cela qu’on m’a accusé de messes noires et, après une cène bien arrosée, un judas m’a dénoncé.

Piffuit

A tort bien sûr ?

MS

Evidemment, car depuis mon époque, deux siècles à peine, l’humanité va encore beaucoup plus loin par rapport à ce que j’avais envisagé. Elle démontre ainsi que plus on s’éloigne du jardin d’Eden plus la civilisation empire en bestialité.

Piffuit

Vous exagérez !

MS

Eh bien non ! On retrouve des agissements comparables dans la plupart des scènes de combats glorifiées ces dernières années.  Jusque dans les prisons à quelques variantes près en Mésopotamie ou aux Caraibes. Vous avez entendu parler d’Abou Graib et de Guentanamo ? Je suis d’ailleurs (mal) proprement émerveillé ou plutôt diablement épouvanté par l’inventivité de l’époque actuelle.

Piffuit

C’est un compliment ?

MS

Pour le marquis de Sade que je suis, oui. De mon temps seuls les hommes se permettaient quelques privautés et les considéraient comme un raffinement culturel, une passion d'esthète de la jouissance sadique. faire mal simplement, non par perversité, mais pour le plaisir d'ériger la souffrance en art à part entière, un peu comme Salvator Dali considérait la gare de Perpignan comme le centre du monde. un luxe d'esthète.

Maintenant je vois que les femmes ont  une forme d’inventivité tout à fait remarquable, dénuée de tabous.

De vrais amazones, casquées, bottées, armées d’engins destructeurs que je ne pouvais imaginer, sauf à travers les pires images de l’enfer de Dante….

Dans le temps les femmes tiraient le diable par la queue. Maintenant, c’est la queue des diables emprisonnés sous leur férule qu’elles tirent. Et elles  yprennent plaiir sauvagement, comme une revanche en prenant leur rôle de bras armé du mal à coeur .b

Elles font le mal pour le mal en lieu et place du mâle qu'elles revendiquent. Mais déjà Messaline n'était pas tendre et Lysistrata encore moins...

Piffuit

Vous m'éclairez Marquis. J’entrevois un champ d’action inépuisable pour notre agence.

Pensez à m’avertir si vous avez d’autres idées de développement pour nos activités même si vous pensez que cela n’a ni queue ni tête.

MS

Oui  J’ai probablement quelques candidats  à vous proposer tout à fait dans cet esprit : l’un dit en avoir une dans le pantalon alors que l’autre ne pense qu’à prendre la seconde. Je vous ferai parvenir leur pedigree  pour votre service spécialisé d’offres d’emploi.

Piffuit

Je les étudierai avec malveillance, soyez en sûr Marquis, pour suivre vos préceptes tout en gardant à l'esprit la beauté du geste et la visée esthétique....

Merci Marquis. Comme je ne peux vous dire bonjour je vous donne l’éternité !