La parité fait débat et le législateur prépare une loi pour que les femmes investissent les conseils d’administration. Auparavant il va falloir s’attaquer à déboulonner des icones et notamment la conception freudienne de la femme.
C’est loin d’être gagné comme le montre l’extrait suivant pêché dans un ouvrage dit sérieux d’une psychanalyste réputée et non pas -comme certains lecteurs pourraient le croire- dans la panoplie des sketches à mourir de honte de Jean Marie Bigard…
« En pays freudien, au commencement était l’homme. Dans l’intrigue fondamentale freudienne, la femme occupe la place d’ objet présentant au départ une intégrité qui sera par la suite violentée et trouée ».
A partir d’une «définition ablative du féminin, sexe auquel manque le morceau estimé par-dessus tout..." et toujours selon notre admiratrice, Freud, obsédé par ce qu’il croit avoir en plus, construit le modèle de la femme idéale , celui d’un espace psychique : «l’espace creux , offrant une «fente étroite» pouvant aussi bien se défendre contre la pénétration de «tout corps étranger» effracteur que l’accueillir en son sein».
Certes, de telles âneries permettent à quelques divagantes divas des sunlights d' encenser le Maître et de diffuser ces inepties lors d’ émissions fumeuses prétendant rendre compte de la vie privée et de la vie publique de personnalités en vue. C’est évidemment miction impossible.
Mais comment accepter qu'une femme, soi-disant libérée, psychanalyste de stricte obédience freudienne, glorifie les insanités de son Maître un siècle après de telles déclarations plus mythiques que scientifiques?...
Parmi ces morceaux choisis un argument péremptoire exclut définitivement les femmes de l’accès aux conseils d’administration comme de toute revendication à une quelconque parité dans tous les lieux d’aisance fréquentés par des messieurs:
«S’il existe une infériorité naturelle de la femme par rapport à l’homme, c’est bien l’impossibilité – à moins d’être contorsionniste- de voir directement son propre sexe, d’où il résulte un manque féminin».
Selon cette auteure à qui il manque apparemment autre chose qu’un organe mâle, «on ne saurait vouloir le féminin, on ne peut le rencontrer que comme suspension de la logique phallique, comme une expérience s’imposant, à tous les sens du terme, comme renversante».
Renversant en effet : Piffuitt a du mal à s’en remettre…
Les commentaires récents